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Conso & Bien-Être

Vitamine C : l’atout santé en automne


Rédigé par Meryem EL BARHRASSI le Dimanche 27 Septembre 2020

L’automne est là. Même si les températures sont encore clémentes, l’hiver pointera bientôt le bout de son nez. C’est donc le bon moment pour complémenter son alimentation en vitamine C, source d’énergie qui va aussi booster les défenses immunitaires.



Vitamine C : l’atout santé en automne
Avec la rentrée, le stress, la fatigue et les premiers frimas qui offrent un terrain propice aux microbes et infections, les apports en vitamine C peuvent, en fonction de son mode de vie, être insuffisants. Pour éviter de tomber malade dès le mois de septembre, une cure de vitamines en guise de coup de pouce aux systèmes immunitaires malmenés peut s’avérer nécessaire. « La vitamine C est une vitamine qui se puise dans l’alimentation », explique Dr Yousra Moustafid, nutritionniste.

Connue principalement pour son action antifatigue, elle intervient dans un certain nombre de processus essentiels pour une bonne santé. Elle renforce le système immunitaire, facilite l’absorption du fer et du calcium, contribue à la production du collagène, et essentiel à la cicatrisation des plaies.

La vitamine C est l’un des quatre antioxydants de l’alimentation (avec la vitamine E, le bêtacarotène et le sélénium), pouvoirs qui font d’ailleurs qu’elle est utilisée partout dans l’industrie alimentaire, la pharmacie ou la cosmétique. « C’est une vitamine fragile utilisée comme antioxydant, elle va consommer l’oxygène, et donc s’oxyder avant le principe actif qu’elle protège ainsi », souligne la nutritionniste.

La vitamine C est connue pour être « anti-coup de pompe ». Elle a cependant d’autres fonctions tout aussi importantes pour l’organisme. Elle possède ainsi une action anti- oxydante : elle limite la production de radicaux libres, substances responsables du vieillissement. La vitamine C contribue également à la production du collagène de la peau et est essentielle à la cicatrisation des plaies. De plus, elle facilite l’absorption du fer et du calcium d’origine végétale.

La vitamine C, pilier de l’immunité

Rempart contre les virus et les bactéries pathogènes, elle est précieuse en période d’épidémie car elle donne un coup de fouet à l’organisme. Elle aide à éviter ainsi les rhumes à répétition. Mais elle n’accélère pas la guérison une fois l’infection installée. Si les apports recommandés sont de 80 mg/jour pour un adulte, les besoins sont accrus en hiver.

Pour Dr Moustafid, l’idéal est de la puiser dans l’alimentation : persil (200 mg/100 g), oseille (120 mg), poivron (120 mg), kiwi (100 mg), cresson (80 mg), chou de Bruxelles (75 mg), citron (65 mg), orange (60 mg) ou chou vert (50 mg). Attention : « la vitamine C se dénature vite à l’air et à la chaleur. Les épinards en perdent par exemple 30% en une journée sur les étals », avertit la spécialiste.

Les apports recommandés

Une véritable carence en vitamine C se traduit par une importante fatigue, une perte d’appétit et une moindre résistance aux infections. L’apport recommandé en vitamine C vient d’être récemment revu à la hausse. « On estime ainsi une consommation nécessaire à 110 mg par jour pour un adulte. Dans certaines circonstances, cet apport doit même être augmenté : c’est le cas notamment chez les fumeurs de plus de 10 cigarettes par jour », informe Dr Moustafid.

Une arme anti-infections ?

Certaines personnes, dès l’approche de l’hiver, font une cure de vitamine C afin de se protéger contre les infections fréquentes durant cette période. Est-ce la solution miracle ? Il semble que non. « L’absorption massive de vitamine C sous forme médicamenteuse n’a pas encore prouvé son intérêt réel dans la lutte contre les petits maux de l’hiver. Cela ne permet ni d’éviter un rhume, ni de le guérir. En revanche, on sait que la vitamine C peut atténuer les symptômes et réduire la durée de la maladie », précise la nutritionniste.

Pas trop de vitamine C

Inutile donc de se gaver de vitamine C. De trop fortes doses peuvent, à long terme, chez des personnes sensibles, entraîner des calculs rénaux. D’autre part, « de nombreux effets cliniques indésirables ont été observés lors de prises de doses importantes, en particulier des troubles intestinaux (diarrhées, nausées, crampes abdominales) », explique Dr Moustafid. Certaines études cliniques ont même mis en évidence qu’au-delà de 500 mg par jour, la vitamine C agirait non plus comme un anti-oxydant mais au contraire comme un pro-oxydant, favorisant les effets des radicaux libres.

Meryem EL BARHRASSI

  


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