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Sport

Victime de la Covid-19 : Le grand serviteur du sport national, Saïd Bouhajeb, souffre en silence dans l'oubli total


Rédigé par A. KITABRI le Samedi 21 Novembre 2020



 Saïd Bouhajeb, selon le doyen des journalistes sportifs au Maroc, Belaid Bouimid, est victime de la Coronavirus et de l'ingratitude et l'oubli.  Il ne fait pas partie des arrivistes et des incompétents qui dirigent notre sport actuellement à quelques exceptions près.
D'après le vénérable Belaid Bouimid, Saïd Bouhajeb se trouve dans un état très grave à cause de la Covid-19. Il ne souffre non pas de la maladie, cela est son destin. Cela peut arriver à tout le monde en raison de l'intensité de la vitalité et la facilité de sa transmission.
Saïd Bouhajeb souffre surtout de l'oubli, de la marginalisation, de l'ingratitude du sport qu'il a tant défendu, représenté, incarné mais surtout servi et aimé.
Ni le Wydad, en la personne de celui qui censé incarner et représenter l'Institution Wydad à laquelle Saïd Bouhajeb fait partie intégrante, ne s'intéresse à sa situation. On ne peut parler de la Fédération du Rugby, absente corps et âme, et dont Saïd Bouhajeb avait été président et qui avait offert au Rugby et au sport national deux Coupes d'Afrique des Nations.
 
L'Histoire est là pour en témoigner
 
Le Comité National Olympique Marocain et le ministère chargé du volet sportif sont aux abonnés absents alors que l'homme était et récemment encore avant la maladie, il a été un grand serviteur du sport national sans demander de contreparties.
Saïd est très fier de le faire. Saïd ne fait pas partie de ces prétendus "artistes" qui incarnent le ridicule et la nullité et qui sont pourtant choyés, considérés et traités comme de "grandes figures sociales" alors qu'ils ne sont que des zéros et n'ont jamais été des "héros". Or, Saïd l'était, l'est et le restera. Un héros au service de son pays qu'il aime, du sport national qu'il adore.
Aujourd'hui, il est en souffrance physique. Cela, il le supporte et le supportera. Mais ce qui le blesse, ce qui lui fait mal, c'est l'ingratitude du sport national auquel il a tant donné. Et si le sport était humain, si le sport était un être animé, il se précipiterait pour le soutenir, pour l 'assister. La faute n’est pas "Sports". La faute est « les représentants humains des Sports ».
Ailleurs, dans un autre pays, un cas similaire n'aurait pas été traité comme cela se fait chez nous.
Chez nous, seuls les incompétents, les arrivistes, les profiteurs, les "célébrités incarnant le ridicule et la nullité" ont une place. Les serviteurs sincères de la nation, eux, sont transparents, invisibles et dévalorisés.