L'Opinion Maroc - Actuali
Consulter
GRATUITEMENT
notre journal
facebook
twitter
youtube
linkedin
instagram
search


Culture

Tournages étrangers : Bensaid annonce 1,5 milliard de dirhams de retombées économiques


Rédigé par Yassine Elalami le Lundi 12 Janvier 2026

Porté par l’essor des tournages étrangers et une reprise progressive de la fréquentation des cinémas, le secteur cinématographique marocain a généré en 2025 des recettes record. Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication plaide toutefois pour une évolution du modèle économique des salles et une meilleure insertion du cinéma national sur les marchés internationaux.



En 2025, les productions étrangères filmées dans le Royaume ont généré un chiffre d’affaires estimé à 1,5 milliard de dirhams, un niveau inédit comparé aux moins de 500 millions de dirhams enregistrés avant 2021. L’annonce a été faite par Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, lors de la séance de questions orales tenue ce lundi 12 janvier 2026 à la Chambre des représentants.
 
Selon le ministre, cette progression spectaculaire illustre un changement d’échelle du secteur, soutenu par une stratégie nationale de développement du cinéma lancée en 2022. « Avant 2021, les recettes issues des tournages étrangers ne dépassaient pas 500 millions de dirhams. En 2025, elles ont atteint 1,5 milliard », a-t-il déclaré, mettant en avant l’attractivité croissante du Maroc auprès des grandes productions internationales.
 
Cette dynamique s’accompagne d’un regain d’intérêt du public pour les salles obscures. En 2025, la fréquentation des cinémas a atteint 2,2 millions d’entrées, un signal jugé encourageant pour les investisseurs. Mehdi Bensaid a notamment cité l’ouverture récente d’un nouveau complexe à Rabat, le multiplexe Pathé Dar Essalam, comme indicateur de cette relance progressive de l’exploitation cinématographique.
 
Le ministre a rappelé que le Centre cinématographique marocain (CCM) continue d’appuyer la création et la modernisation des salles à travers une commission dédiée. Il a toutefois souligné que ce dispositif, largement adossé à l’intervention publique, ne saurait constituer une solution pérenne. « L’État continuera d’accompagner les investisseurs, mais le modèle économique actuel est appelé à évoluer », a-t-il affirmé, plaidant pour une refonte structurelle du financement et de la gestion des salles de cinéma.
 
Au-delà des performances économiques, Mehdi Bensaid a identifié un enjeu stratégique majeur pour le secteur : la capacité du cinéma marocain à s’imposer sur les marchés internationaux. Pour le ministre, l’exportation des films nationaux passe nécessairement par une meilleure compréhension des logiques de diffusion et des attentes des publics étrangers. « Il faut comprendre les marchés internationaux », a-t-il insisté, estimant que cette condition est indispensable pour permettre au cinéma marocain de franchir durablement les frontières et de renforcer son rayonnement à l’échelle mondiale.







🔴 Top News