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Tempête de grêle : Le gouvernement appelé à la rescousse


Rédigé par Safaa KSAANI le Mercredi 8 Juillet 2020

Un mois après la tempête de grêle dévastatrice qui a causé de grands dégâts matériels dans la région Fès-Meknès, El Othmani rencontre des parlementaires.



Tempête de grêle : Le gouvernement appelé à la rescousse
Le chef du gouvernement Saâd Dine El Othmani semble avoir l’intention de tendre la main aux victimes de la tempête de grêle qui a fait des ravages dans la région FèsMeknès, où des foyers ont été très endommagés par la perte de leurs récoltes agricoles.

A ce titre, il a tenu une rencontre avec une délégation de parlementaires de la région, issus de différents partis de la majorité et de l’opposition, pour débattre des répercussions de la tempête de grêle qui a touché la région le 6 juin dernier. Parmi les parlementaires présents figure le bâtonnier et coordinateur du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal dans la région Fès-Meknès, Me Abdelouahed El Ansari.

Selon Me El Ansari : « La région Fès-Meknès est l’un des pôles agricoles les plus importants au niveau national au vu des potentialités agricoles importantes que recèle cette région ». « La tempête de grêle est intervenue en pleine période de récolte. Nous essayons de venir en aide aux agriculteurs et aux personnes sinistrés”, a-t-il soutenu.

Des propositions et des promesses

Selon les intervenants, les conséquences de la catastrophe sont considérables. Les énormes dégâts ont mis à mal environ 20.000 hectares, affectant les fruits, les céréales, les arbres et les équipements, outre ses répercussions négatives sur la main-d’œuvre. Sur le plan géographique, la dernière estimation quantitative du diagnostic a délimité la zone touchée à 31 communes dans 8 provinces, en l’occurrence, Boulemane, El Hajeb, Fès, Ifrane, Meknès, Moulay Yaâcoub, Sefrou et Taza.

Par la même occasion, les intervenants ont formulé leurs propositions pour faire face aux répercussions sur le secteur, propositions qui portent sur les aspects de soutien financier, logistique et de gestion, ainsi que sur les volets assurance et financement, en vue d’atténuer les dégâts causés à plusieurs catégories d’agriculteurs et d’autres personnes opérant dans le secteur agricole.

Pour sa part, le chef du gouvernement a, à cette occasion, exprimé sa solidarité avec les agriculteurs dans cette épreuve, ainsi que son estime et sa gratitude pour leurs efforts et leur labeur pour l’approvisionnement régulier des citoyens en produits agricoles, notamment dans les conditions exceptionnelles causées par la pandémie du nouveau Coronavirus. Il a remercié les parlementaires pour leurs initiatives et propositions qu’il a promis d’étudier avec le ministre de l’Agriculture et d’y accorder tout l’intérêt nécessaire du gouvernement.

Safaa KSAANI

3 questions à Me Abdelouahed El Ansari, coordinateur du Comité exécutif de l’Istiqlal dans la région Fès-Meknès

Abdelouahed El Ansari
Abdelouahed El Ansari
« Le gouvernement doit intervenir pour dédommager les sinistrés »

- Quelles sont les principales propositions formulées par les parlementaires au chef du gouvernement pour atténuer l’impact de la tempête de grêle ?

- Suite à notre évaluation du volume de la catastrophe agricole, nous avons formulé sept principales propositions dont, entre autres, la considération de la tempête de grêle parmi les catastrophes naturelles. Nous demandons également de prolonger l’aide financière aux ouvriers agricoles jusqu’à la prochaine saison agricole.

- Des assurances ont tourné le dos aux personnes sinistrées par la tempête. Ont-elles ce droit ?
- Il y a un grand vide juridique sur cette question. La tempête de grêle n’est pas listée parmi les catastrophes naturelles. Par conséquent, les victimes, qu’elles soient automobilistes, agriculteurs ou propriétaires de maisons, ne sont pas indemnisées. En revanche, il y a moyen de trouver un terrain d’entente. C’est là que le gouvernement doit intervenir.

- Le gouvernement est-il la seule partie à intervenir pour trouver une solution adéquate ? 
- L’organisation au sujet de l’assurance doit être revue au profit des victimes ayant souscrit une garantie «catastrophe naturelle». C’est un travail qui doit se faire entre les professionnels, sous la supervision du ministère de l’Agriculture, l’Autorité des Assurances et de la Prévoyance Sociale relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Concernant les agriculteurs, une seule société leur offre la possibilité d’assurer leurs récoltes, il s’agit de la Mutuelle Agricole Marocaine d’Assurance (MAMDA).

Recueillis par S. K.

  


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