L'Opinion Maroc - Actuali
Consulter
GRATUITEMENT
notre journal
facebook
twitter
youtube
linkedin
instagram
search



Actu Maroc

Standard Chartered table sur une croissance de 4,5 % au Maroc en 2026, en dépit d’un environnement mondial contraint


Rédigé par L'Opinion Mardi 6 Janvier 2026

Dans un contexte international marqué par l’essoufflement des échanges, la persistance des tensions géopolitiques et la normalisation progressive des politiques monétaires, le Maroc aborde l’année 2026 avec des perspectives économiques jugées globalement solides.



C’est ce qui ressort du rapport annuel Global Focus 2026 de Standard Chartered Global Research, consacré aux grandes tendances appelées à structurer l’évolution des économies mondiales et émergentes, dont celle du Royaume.
 
Selon cette étude, la croissance mondiale devrait avoisiner 3,4 % en 2026, soutenue principalement par l’investissement et la résistance de la demande intérieure dans plusieurs zones. Un environnement encore contrasté, mais qui laisse entrevoir des opportunités pour des économies comme le Maroc, dont la trajectoire demeure étroitement corrélée à la conjoncture internationale, aux flux d’investissements et aux conditions financières globales.
 
Dans ce cadre, Standard Chartered anticipe une croissance de 4,5 % pour le Maroc en 2026, après une performance estimée à 4,8 % en 2025, la plus élevée enregistrée depuis la crise sanitaire. Cette dynamique serait essentiellement portée par les secteurs non agricoles, en particulier les services et l’industrie, bénéficiant à la fois de la reprise de l’activité et de l’accélération des investissements publics et privés.
 
Le rapport met en exergue l’effet d’entraînement des grands projets d’infrastructures, notamment ceux liés aux préparatifs de la Coupe du monde 2030, qui soutiennent la demande intérieure et renforcent l’attractivité économique du pays. À cela s’ajoutent une désinflation progressive, favorable au pouvoir d’achat des ménages, ainsi que la solidité des recettes touristiques et des transferts des Marocains résidant à l’étranger, deux piliers clés de la stabilité macroéconomique.
 
Standard Chartered souligne toutefois plusieurs zones de vigilance. Le déficit pluviométrique observé en début de campagne agricole pèse sur les perspectives du secteur, historiquement déterminant pour la croissance et l’emploi. Par ailleurs, le déficit du compte courant devrait s’élargir à 2,5 % du PIB, en lien avec la hausse attendue des importations de biens d’équipement, conséquence directe de l’intensification de l’investissement. Le rapport évoque également des risques sociaux susceptibles d’influer sur le rythme des réformes structurelles.
 
Ces contraintes ne remettent pas en cause, selon la banque, la robustesse des fondamentaux macroéconomiques du Royaume. L’exécutif poursuit une trajectoire de consolidation budgétaire, avec un objectif de déficit public ramené à 3 % du PIB en 2026. Sur le plan monétaire, Bank Al-Maghrib devrait maintenir son taux directeur à 2 %, tout en préparant une transition vers un régime de ciblage de l’inflation à l’horizon 2027, accompagnée d’une plus grande flexibilité du dirham.



Dans la même rubrique :
< >





🔴 Top News