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Sadiki annonce des mesures pour faire barrage au surpâturage


Rédigé par Yassine Elalami Vendredi 2 Décembre 2022

La population sédentaire de certaines régions se plaint des incursions graves et répétées de la part de certains éleveurs nomades, leurs terres cultivées sont ainsi envahies par les troupes de bétail et de chameaux notamment, occasionnant une forte pression sur l'eau et des dégâts aux plantations, en particulier les arbres fruitiers.



Le député Nabil Dakch a tiré la sonnette d'alarme concernant les dégâts causés à l'arganier dans la région de Souss-Massa, pour la réhabilitation duquel le ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime du Développement Rural et des Eaux et Forêts alloue d'énormes budgets  estimés à des millions de dirhams.

Et de souligner que ces budgets sont perdus à cause de ces agressions. Les propriétaires de pâturages et de terres agricoles font face à la violence en essayant de repousser les attaques de bergers sur leur terre.

Le député a appelé à l'intervention du gouvernement et à la mise en place d’une batterie de mesures urgentes en la matière, afin de préserver la vie et les propriétés des habitants et d'éviter les conséquences indésirables qui pourraient résulter de ce surpâturage. Il fait référence  à la loi n ° 113.13 relative à la transhumance pastorale, à l'aménagement et à la gestion des espaces pastoraux et sylvopastoraux.

À cet égard, Mohamed Sadiki, ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime du Développement Rural et des Eaux et Forêts, a fait observer que la Loi n ° 113.13 sur la transhumance pastorale, à l'aménagement et à la gestion des espaces pastoraux et sylvopastoraux a prévu un ensemble de mesures et d'actions visant la création et la gestion des zones pastorales pour améliorer leur productivité et alléger le fardeau des éleveurs, en particulier durant les périodes marquées par le manque de précipitations.

En réponse à la question du parlementaire, le ministre a expliqué que cette loi fixe les principes et les règles générales régissant l’aménagement et la gestion des espaces pastoraux et sylvopastoraux, l’utilisation et le développement des ressources pastorales, la transhumance pastorale et la mobilité des troupeaux.

Elle met en place également le cadre juridique relatif à l’organisation, le développement et l’exploitation rationnelle et durable des ressources pastorales, à la sécurisation de l’assiette foncière des espaces pastoraux et sylvopastoraux, à la garantie des droits d'accès et d'usage de ces espaces et de leurs ressources et au règlement des différends qui peuvent surgir de la pratique de la transhumance pastorale.

Dans le souci d’aider à l’application de la loi, ajoute le responsable gouvernemental, la tutelle a adopté des décrets et des décisions s'y rapportant, conduit des programmes d'information via les stations de radio et les chaines de télévision nationales et régionales et lancé des campagnes de sensibilisation sur son contenu au profit des éleveurs locaux et des nomades.

Dans le même sillage, le ministère a conféré aux autorités compétentes les pouvoirs et les missions d'organisation, de régulation, de veille et de suivi des activités de transhumance pastorale, d’ouverture des espaces pastoraux et sylvopastoraux, de fixation des périodes de transhumance pastorale et de mobilité des troupeaux et des populations qui en dépendent.

Au niveau de la région de Souss-Massa, afin de préserver les zones pastorales et de créer les conditions nécessaires pour assurer le développement durable de ces zones, le ministère a fixé les règles de création, d’aménagement et de gestion des espaces pastoraux, notamment, dans les zones qui subissent une pression importante sur leurs ressources pastorales, à travers le Programme de «régulation de la transhumance développement des parcours », qui a été lancé dans la région en 2015.

Il convient de noter que ce projet, qui a nécessité une enveloppe de 70 MDH et qui s’étend sur une superficie de 12,9 millions ha, vise à protéger la biodiversité via l’aménagement des parcours de la région, mais aussi à renforcer l’organisation professionnelle des éleveurs nomades, développer les filières de produits de terroir liés à l’espace pastoral et améliorer le revenu des éleveurs nomades. Le projet sera bénéfique à pas moins de 900 éleveurs nomades.








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