L'Opinion Maroc - Actuali
Consulter
GRATUITEMENT
notre journal
facebook
twitter
youtube
linkedin
instagram
search



Actu Maroc

Ressources hydriques : Baraka annonce la sortie du Maroc d’un cycle de sécheresse de sept ans


Rédigé par L'Opinion Lundi 12 Janvier 2026

Grâce à une nette amélioration des précipitations pluvieuses et neigeuses, le Maroc a dépassé la phase de sécheresse prolongée qu’il traversait depuis plusieurs années. Devant les députés, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a présenté des indicateurs hydrologiques jugés globalement rassurants, tout en appelant à maintenir les efforts structurels.



Le Maroc a tourné la page d’un épisode de sécheresse qui s’est étalé sur sept années consécutives. C’est ce qu’a affirmé, lundi, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, lors d’une séance plénière à la Chambre des représentants.
 
Selon le ministre, l’amélioration sensible des précipitations enregistrées depuis le début de l’actuelle année hydrologique a profondément modifié les équilibres hydriques du pays. Entre le 1er septembre et le 12 janvier, le cumul des pluies a atteint 108 millimètres, soit un excédent de 95 % par rapport à la même période de l’an dernier et de 17,6 % comparativement à la moyenne saisonnière.
 
Ces données permettent, d’après Nizar Baraka, de considérer que le Royaume est sorti de la catégorie des années sèches, définies par un déficit pluviométrique supérieur à 20 % par rapport à la normale. Or, a-t-il souligné, la saison en cours affiche un solde positif.
 
Le ministre a également mis en avant le caractère exceptionnel des chutes de neige observées cet hiver. La superficie initialement couverte par le manteau neigeux a atteint près de 55.500 km², avant de se stabiliser autour de 25.000 km². Dans les zones montagneuses situées à plus de 2.500 mètres d’altitude, l’épaisseur de la neige oscille entre un et deux mètres, un niveau rarement observé ces dernières années.
 
Cette dynamique climatique a eu un impact direct sur les ressources en eau. Le taux de remplissage global des barrages est ainsi passé de 28 % à la même période l’an dernier à 46 % actuellement, représentant un volume d’environ 7,7 milliards de mètres cubes. Les apports hydriques cumulés entre le 1er septembre et le 12 janvier se sont élevés à 3,5 milliards de mètres cubes, dont près de 3,1 milliards enregistrés au cours du seul dernier mois.
 
Nizar Baraka a précisé que cette amélioration se reflète dans plusieurs bassins hydrauliques, où de nombreux barrages affichent des taux de remplissage compris entre 80 % et 100 %. Il a notamment cité, dans le bassin du Loukkos, les barrages Oued El Makhazine, Chérif Al Idrissi, Nakhla, Chefchaouen et Ibn Battouta, ainsi que, dans le bassin du Sebou, les ouvrages d’Allal El Fassi, Bab Louta et Bouhouda. Le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, dans le bassin de Bouregreg, a atteint pour sa part un taux de remplissage de 92 %, nécessitant des lâchers préventifs pour éviter tout dépassement de capacité.
 
Des évolutions positives ont également été relevées dans d’autres bassins, notamment ceux de l’Oum Er-Rbia, du Tensift, du Souss-Massa et de la Moulouya. Dans le bassin Ziz-Guir, le barrage Hassan Addakhil affiche un taux de remplissage de 71,5 %. Par ailleurs, 37 petits barrages ont dépassé leur capacité nominale, conduisant à des opérations de déversement contrôlé.
 
En moyenne, ces apports supplémentaires ont permis de sécuriser l’équivalent d’une année de consommation d’eau potable à l’échelle nationale, offrant ainsi un répit appréciable, a souligné le ministre. Celui-ci a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les politiques structurelles, en particulier le développement de la dessalinisation de l’eau de mer. Des stations ont déjà été lancées à Nador, Driouch et Tanger, tandis que d’autres projets sont programmés pour l’année prochaine, notamment dans les régions de Souss-Massa, Tiznit, Guelmim, Tan-Tan et Rabat.
 
En conclusion, Nizar Baraka a réaffirmé l’engagement du gouvernement, conformément aux orientations royales, à accélérer la mise en œuvre des projets d’interconnexion entre bassins hydrauliques, communément désignés comme « l’autoroute de l’eau ». Ces infrastructures visent à relier les bassins du Oued Laou et du Loukkos à celui de l’Oum Er-Rbia, avec un démarrage imminent des travaux de connexion entre les bassins du Sebou, du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia.







🔴 Top News