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Réseaux sociaux au Maroc : Le business de l’influence


Rédigé par A. CHANNAJE le Vendredi 7 Août 2020

Les réseaux sociaux poursuivent leur essor au Maroc. Les bénéfices et opportunités qu’offrent ces médias sont indéniables, selon la CFCIM.



Réseaux sociaux au Maroc : Le business de l’influence
Les réseaux sociaux constituent une source incontournable pour détecter ou confirmer de nouvelles tendances en parallèle des recherches traditionnelles sur des sources ouvertes ou des bases spécialisées (études demarché, veille concurrentielle…), estime la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc dans la nouvelle édition de sa revue « Conjoncture ».

Il s’agit aussi d’un formidable outil pour mesureret décrypter le ressenti des consommateurs et pour identifier les mouvements de « bad buzz » qui peuvent prendre de l’ampleur, ajoute la même source.

De même, avec les réseaux sociaux, les entreprises ont la possibilité de fédérer une communauté. « Les opportunités que les réseaux sociaux et la “social data” ont apportées aux entreprises sont indéniables. Cela leur permet d’avoir une meilleure connaissance de leur audience et donc de leur clientèle potentielle, mais aussi de ses attentes, de ses réactions... Certaines marques ont même élaboré des produits à partir des remontées sur les réseaux sociaux tandis que d’autres en ont retiré du marché pour ces mêmes raisons », explique Yasmina Belhasen, experte dans le domaine du digital.

Selon elle, les réseaux sociaux offrent également aux annonceurs un canal de contact direct avec leurs clients, sans intermédiaire, et leur permettent ainsi de garder un meilleur contrôle de la communication. Autres avantages, la « prise de température » du marché qui est instantanée et surtout la forte visibilité que l’on peut gagner à des coûts très inférieurs aux médias classiques. « En fait, chaque marque, à travers ses réseaux sociaux, devient son propre média », conclut Yasmina Belhasen.

« Dans un contexte où le nombre d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux augmente et où les techniques de ciblage sont de plus en plus précises, le choix de la plateforme est la première question que tout responsable marketing doit se poser », estime la CFCIM. Ce choix, poursuit la même source, est tributaire de plusieurs paramètres, notamment les profils types d’utilisateurs de chaque plateforme ou encore les types de contenu qui y sont diffusés.

60 % de la population mondiale en ligne

Citant le dernier rapport Digital 2020, publié par « We are Social » en partenariat avec la plateforme Hootsuite, la CFCIM indique qu’Internet compte 4,54 milliards d’utilisateurs en 2020, soit une augmentation de 7 % (298 millions de nouveaux utilisateurs) par rapport à 2019. 60 % de la population mondiale est désormais en ligne, est-il souligné. Pour ce qui est des réseaux sociaux, plus de 3,8 milliards d’utilisateurs sont dénombrés en janvier 2020. Un chiffre qui a progressé de plus de 9 % (321 millions de nouveaux usagers) par rapport à l’année dernière à la même période, fait savoir la CFCIM. Et d’ajouter : un internaute passe, en moyenne, 6 heures et 43 minutes en ligne chaque jour. C’est 3 minutes de moins qu’en 2019, mais cela représente tout de même plus de 100 jours de temps de connexion par internaute et par an. 

La CFCIM affirme, par ailleurs, que le temps passé sur internet varie d’un pays à l’autre. Ainsi, les habitants des Philippines sont en tête du classement, avec une moyenne de 9 heures et 45 minutes par jour en ligne, dont 4 heures sur les médias sociaux.

L’Afrique du Sud vient en 2ème position, avec une moyenne quotidienne de 9 h 22 en termes de temps passé sur internet, suivie du Brésil (9 h 17) et de la Colombie (9 h 10).

Les Égyptiens se connectent, quant à eux, 7 h 21 par jour, figurent: Facebook,YouTube et WhatsApp.

Les Marocains friands du WhatsApp

Pour le Maroc, citant toujours le rapport Digital 2020, la CFCIM note que c’est l’application WhatsApp qui se retrouve en tête du classement. « Dans son baromètre des principaux réseaux sociaux au Maroc à fin janvier 2020, Sunergia Group confirme également ce résultat».

WhatsApp se place, en effet, en tête avec 65 % des répondants, suivie de Facebook (53%), Instagram (26 %), Snapchat (14 %), Twitter (5 %), LinkedIn (2 %), TikTok (5 %), et Pinterest.

Basée sur un échantillon de 1 000 personnes, l’étude a aussi permis de dessiner les profils de trois groupes d’utilisateurs : les multi-users (présents sur au moins trois réseaux sociaux) qui représentent 25 % des interrogés, les personnes qui utilisent uniquement Facebook et WhatsApp (23 %) et enfin les internautes présents exclusivement sur un seul réseau social (19 % des sondés). L’effet Covid-19 La CFCIM fait remarquer, en outre, qu’avec l’arrivée de la pandémie de Covid-19 en mars dernier, les habitudes de consommation ont changé et la tendance digitale, déjà bien installée, s’est accélérée de manière exponentielle. « Face à l’annulation des campagnes de communication et des lancements de produits, ainsi que face à la baisse des budgets marketing et publicité, les entreprises ont dû redoubler de créativité pour s’adapter à la situation et essayer de capter l’attention des consommateurs », explique-t-on. S’appuyant sur les chiffres du rapport « Le numérique dans le monde en avril 2020 », publié par We Are Social et Hootsuite, la CFCIM indique que les annonceurs peuvent désormais atteindre plus de 2 milliards de personnes en utilisant des publicités sur Facebook.

Elle affirme aussi que les annonceurs peuvent désormais toucher 47 millions de personnes supplémentaires sur leur plateforme par rapport à janvier 2020, ce qui équivaut à une augmentation de 14 % d’un trimestre à l’autre.

L’audience d’Instagram est aussi en augmentation: elle enregistre une hausse de 4,5 % depuis le début de l’année. L’audience publicitaire de Snapchat a pour sa part progressé de 4,2 % au cours de la même période.

La CFCIM conclut que le marketing digital, grâce à l’agilité de la publicité numérique, à sa rapidité d’exécution et à sa flexibilité, est sans aucun doute la solution idéale pour aider les entreprises à survivre et à maintenir l’activité.

A. CHANNAJE 

  


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