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Tribune libre

Réfléchir autrement à une société post-pandémique


le Jeudi 2 Avril 2020

Aujourd’hui, la pandémie du Covid 19 nous enseigne, au prix fort malheureusement, l'opportunité et l'obligation, de commencer à intégrer les impacts des pandémies et à réfléchir à une société avec une vision prospectiviste pour créer des systèmes sociétaux moins fragiles, plus réactifs, plus durables et résilients que ceux qui ont abouti à cette crise mondiale sanitaire menaçant la vie sur Terre.



Younes Shaimi, membre de l'AEI
Younes Shaimi, membre de l'AEI
Au moment d'écrire ces lignes, le Coronavirus ou le COVID 19 a infecté plus de 860,170 personnes à travers le monde causant par conséquent, la mort de 42,344 personnes, dont plus 30 000 ont été enregistrées au niveau du vieux continent. Cette pandémie a frappé à ce jour 203 pays ; 44 pays africains sur 54 sont actuellement touchés, ainsi que la totalité des pays de l'UE.

L'urgence des besoins immédiats  en matériel (kits de tests, masques, matériel de respiration, lits de réanimation d'hôpital,…) et en personnel médical (particulièrement médecins et infirmiers spécialisés en réanimation) est la priorité absolue dans tous les pays car la vie de millions de personnes en dépend.

Dans l’objectif de maitriser tant bien que mal et de limiter la propagation de la pandémie par la restriction des mouvements des populations, les gouvernements ont été contraints à mettre en place des mesures de confinement.

Ainsi, nous avons observé, de par tout le monde, la métamorphose de villes vivantes et animées en villes fantômes à cause de ce nouveau Virus. De NewYork à NewDelhi, en passant par Londres, Paris, Madrid, Rome, Moscow, Pekin,.., le confinement a transformé des villes ne dormant presque jamais, à des villes désertes dormant 24H/24H.

Plus de 3 milliard de personnes (soit près d'un habitant de la planète sur deux) sont obligés, désormais, à rester confinés dans leurs habitations pour limiter la propagation du nouveau coronavirus.

Toutes nos études de perspective d’évolution voire même prospectivistes ont toujours omis d’intégrer l’analyse des retombées sociétales et socioéconomiques d’une pandémie. Les réflexions lancées récemment pour bâtir un nouveau modèle de développement ont, elles aussi, occulté toute possibilité d’une crise sanitaire.

Aujourd’hui, la pandémie du Covid 19 nous enseigne, au prix fort malheureusement, l'opportunité et l'obligation, de commencer à intégrer les impacts des pandémies et à réfléchir à une société avec une vision prospectiviste pour créer des systèmes sociétaux moins fragiles, plus réactifs, plus durables et résilients que ceux qui ont abouti à cette crise mondiale sanitaire menaçant la vie sur Terre.

Il s’agit de développer une prospective concrète dans un monde post-pandémique. Une prospective pour nous éviter la proposition de réflexions et la résolution de problèmes qui nous laissent tous très vulnérables à ce type de chocs pandémiques futurs. Une prospective plus globale, nous permettant de mieux comprendre les grandes transformations complexes intégrant l'interconnexion entre le culturel, le social, l'économie, le commerce et les technologies et en prenant en compte les mouvances sociétales dans toutes ses facettes, notamment les considérations éthiques et juridiques dans l'atténuation des pandémies.

Nous traversons actuellement une période de grande transformation. Pour l’appréhender globalement, il sera opportun d’intégrer simultanément la manière actuelle d’aborder les problématiques et nos réponses aux crises qui seront englobées par un nouveau modèle sociétal.
 
Par Younes Shaimi, membre du bureau exécutif de l'Alliance des Economistes Istiqlaliens (AEI) 


  



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