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Psychologie : le « doomscrolling », ou le mal de l’information


le Dimanche 28 Février 2021

Si vous passez vos fins de soirée à parcourir indéfiniment les fils d’actualités de vos réseaux sociaux sans pouvoir vous en détacher, vous êtes peut-être sous l’emprise du doomscrolling. Une consommation boulimique d’informations qui pourrait bien dégrader durablement votre santé physique et mentale.



Psychologie : le « doomscrolling », ou le mal de l’information
Les alertes venant de psychologues sur les dangers du doomscrolling se multiplient. Ce terme, qui signifie littéralement « faire défiler son écran vers le bas jusqu’à la fin du monde », décrit le fait de consulter compulsivement son smartphone, tout particulièrement au moment de se coucher, voire une partie de la nuit. Depuis le début de la crise sanitaire, les gens ont ressenti un besoin normal de s’informer qui s’est souvent transformé en consultation frénétique d’énormes quantités d’information, en une recherche incessante de nouvelles, la plupart du temps de mauvaises nouvelles. « Cette tendance à chercher son destin dans le “scroll” infini n’est pas seulement à l’origine de troubles psychologiques et du sommeil, mais pourraient aussi avoir un lien avec les mouvements de protestation sociaux », explique Amine Bennour, psychologue.

Les réseaux sociaux, et leurs algorithmes vous encouragent au doomscroller

Flux d’actualités, commentaires, images, vidéos... nous sommes confrontés de nos jours à une infinité de flux d’information produits par chacun d’entre nous. Facebook, Twitter ou Instagram, sont des plateformes dont le fonctionnement même est basé sur le principe du doomscrolling : l’utilisateur doit faire défiler son flux le plus souvent possible et le plus longtemps possible. Pour le psychologue, les réseaux sociaux sont idéaux pour cette pratique car des extraits d’informations sont fournis sans contexte, le contenu est très varié et, en plus, des algorithmes vous “connaissent”, ils évaluent et vous suggèrent ce qui attire déjà votre attention ou pourrait vous intéresser. 

Des dangers pour la santé

Des études ont depuis longtemps observé le lien entre la hausse de l’anxiété et du stress et le temps passé sur les réseaux sociaux. « Les utilisateurs qui passent plus de temps à lire et à consommer du contenu de manière passive sont plus susceptibles de développer un stress important que les personnes actives dans leur consommation », détaille Dr. Bennour. 

« L’utilisation du mode ‘noir et blanc’ pour rendre l’écran moins attractif, la désactivation des notifications, le mode silencieux sont autant de petits éléments qui permettent de lutter activement contre le doomscrolling », conseille le psychologue.