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Sport

Paralysie de la presse sportive à cause de la pandémie Covid-19

Rédigé par Abderrahmane KITABRI le Vendredi 20 Mars 2020

« L’Opinion-Sport » déjà réactif



Paralysie de la presse sportive à cause de la pandémie Covid-19

Gel des activités sportives :

A cause de la propagation du Coronavirus, le gel de toutes les activités sportives au Maroc, à l’instar de tous les pays du monde, a eu un impact direct sur les médias sportifs. Nombreuses sont les questions qui se posent sur les répercussions de l’émergence du Coronavirus sur la presse sportive marocaine suite à cette suspension. Comment faire face à cette nouvelle donne et surmonter les contraintes du travail au quotidien, au vu du peu de matière dont disposent les médias sportifs qui, en l’absence de couverture des événements sportifs dans les différentes disciplines -principalement le football-, se trouvent dans une situation peu confortable ?

« L’Opinion-Sport » réactif

Sur le plan national, les médias sportifs dans leur majorité se sont convertis dans le social privilégiant la participation et l’implication dans la compagne nationale anti-Coronavirus par des messages préventifs, explicatifs et informatifs. Une mission très noble à mettre à l’actif de la presse sportive.

« L’Opinion-Sport » est allé plus loin. Tout en participant au mouvement préventif anti-Covid-19 et en l’absence de l’actualité sportive immédiate, un effort de réadaptation a été fourni. Pour « L’Opinion- Sport », même s’il n’y a plus d’activités sportives au sens courant, le Sport avec un S majuscule est toujours présent. Le sport en tant que fait social et économique a été, est et sera toujours présent. La forme pourra changer mais le fond sera bel et bien le même.

Sujets abordés :

En concret, « L’Opinion-Sport » s’est intéressé aux répercussions virtuelles de la montée galopante du virus. Il y a eu les premières hésitations au niveau de la programmation des rendez-vous sportifs. Jour après jour, semaine après semaine, les déprogrammations, les huis clos, les suspensions et les annulations se sont suivis.

« L’Opinion-Sport » est resté collé à l’évolution de la situation comme le ferait un défenseur à un attaquant, au corps le corps.

Une fois que la menace a pris forme et que le danger était passé du stade virtuel au stade concret, il fallait en décrire les formes. Il fallait d’abord couvrir l’hécatombe des suspensions et des annulations et leur impact immédiat économique, social et émotionnel. Une situation inédite jamais vécue dont les conséquences à court et à long termes sont difficiles à évaluer par manque de visibilité. L’avenir c’est de l’inconnu. La pandémie fait des ravages. Les équipes ont mis entre parenthèses leurs activités. Elles ont libéré leurs salariés y compris les joueurs de l’équipe première.

« L’Opinion-Sport » s’est intéressé alors à la fermeture des écoles et académies, au chômage partiel appelé technique et même au chômage tout court des salariés des équipes, des écoles et des académies. Ce chômage est le produit d’une situation précaire des équipes faute de ressources financières permanentes, stables et non évènementielles. Des équipes qui, à la première secousse produite par la pandémie, n’ont pas pu tenir et se sont « débarrassées » de leurs salariés sans ménagement car elles-mêmes sont en souffrance budgétaire. Une situation qui confirme la précarité économique de notre football malgré les fonds qui y circule. Des joueurs et des entraineurs trop bien payés par rapport au niveau de vie des Marocains et en même temps des équipes qui appellent au secours. Une situation qui révèle au grand jour les contradictions de notre football.

Abderrahmane KITABRI

  



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