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PLF 2024 : Le coup de gueule de la confédération des TPME


Rédigé par Mina Elkhodari Vendredi 10 Novembre 2023

La Confédération Marocaine de Très Petites Entreprise & Petites et Moyennes Entreprises (TPE-PME) a récemment publié un communiqué cinglant dans lequel elle réagit à certaines données du dernier rapport de l’Observatoire Marocain de la Très Petite et Moyenne Entreprise (OMTPME). Elle épingle ce qu’elle appelle « l’inexactitude » de certaines données et le caractère « unilatéral » des conclusions tirées par l’Observatoire. Détails.



L’Observatoire Marocain des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises a présenté le jeudi 2 novembre à Casablanca son rapport, au titre de l’année 2021-2022, dans lequel il a fait une radioscopie des TMPE, entre autres aspects. Un document qui ne passe pas inaperçu pour la Confédération des TPME, laquelle pointe du doigt le manque criant de précision, notamment la définition de la très petite entreprise (TPE).
 
« L’Observatoire a défini la TPE comme une entreprise réalisant un chiffre d’affaires compris entre 3 millions et 10 millions de dirhams, et ce, sans  concertation ni consensus avec les parties concernées et sans les informer ni obtenir leur avis, notamment les parties concernées en premier lieu, à savoir les TPE représentées par la Confédération Marocaine de TPE-PME », déplore la Confédération dans son communiqué. L’institution rappelle que le nombre de ces entreprises est estimé à environ 7 millions, soit 97,3 % de l’ensemble des entreprises au Maroc.
 
Elle appelle que l’organisme en question est appeler à se référer à la Charte de la TPE publiée en 2013. Laquelle définit cette catégorie comme « une entreprise qui réalise un chiffre d’affaires inférieur à 3 millions de dirhams et emploie moins de 10 personnes ».
 
De plus, la Confédération s’est dite surprise de définir les micro-entreprises comme des structures réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 3 millions de dirhams, sans préciser leur nombre. Elle rappelé, à cet égard, l’importance du respect des principes d’exactitude des données et de coopération avec les autres acteurs pour dresser la réalité des entreprises au Maroc.
 
« L’Observatoire doit revoir ses définitions et ses méthodes de collecte de données afin d’assurer l’exactitude et l’exhaustivité des rapports futurs. Il doit également y avoir une coopération et une consultation continues avec les parties concernées, y compris la Confédération Marocaine TPE-PME, afin de garantir la représentation et la prise en compte des intérêts de toutes les entreprises concernées y compris les TPE », a-t-il souligné.
 
Dans le même registre, la représentation des TMPE s’est dite préoccupée du manque d’études qui s’intéressent à la réalité des TPE. Raison pour laquelle, l’Observatoire a mené, a-t-elle ajouté, des études continues sur le nombre d’entreprises ayant fait faillite en 2021, qui s’élevait à 20 000, dont 99 % étaient des TPE y compris les TPE personnes physiques qui ne sont pas recensées par l’OMTPE ni par d’autres organismes.
 
La Confédération a de même passé en revue les résultats de la même enquête menée au titre de l’année 2022, selon laquelle le nombre d’entreprises qui ont fait faillite s’élevait à environ 25 000, et plus de 250 000 étaient menacées de faillite surtout des TPE pour plusieurs raisons liés notamment : à l’augmentation des prix des matières premières, l’arrêt des petites et moyennes commandes publiques, la concentration de l’état uniquement sur les grosses commandes inaccessibles aux TPE, entre autres.
 
Dans un autre registre, la Confédération a pointé du doigt l’importance des ressources financières prélevées du budget de l’État et des entreprises privées pour soutenir l’activité de l’Observatoire, estimées à 500.000 dirhams. « Viendra un jour où nous demanderons le retour de ces fonds publics par le biais de la Cour des Comptes ou des tribunaux compétents », ajoute-t-elle.
 
La Confédération préconise, à cet égard, de rediriger ces fonds vers les associations sociales à travers leurs employés afin d’améliorer leurs performances et de contribuer au développement de la Fonction publique.



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