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Actu Maroc

ONU : Les microentreprises ravagées par la pandémie…le Maroc n’échappe pas à la règle


Rédigé par Saad Jafri le Dimanche 28 Juin 2020

Les petites entreprises sont davantage touchées par la crise économique provoquée par le coronavirus, a indiqué samedi l'Organisation des Nations-Unies (ONU). Au Maroc 83% de cette catégorie d’entreprises ont connu un arrêt total de leurs activités, pourtant celles toujours opérationnelles comptent garder ou booster leur dynamique en matière de recrutement.



A l’occasion de la Journée des micros, petites et moyennes entreprises, qui génèrent la moitié du Produit intérieur brut (PIB) mondial, l’Organisation relève que la Covid-19 a entraîné une dépendance sans précédent à l'égard de l'accès au financement, à l'information et aux marchés.

Selon l'ONU, les mesures mises en œuvre pour contenir la propagation du nouveau coronavirus ont provoqué des interruptions dans la chaîne d'approvisionnement et une chute massive de la demande dans la plupart des secteurs. Pour créer des emplois décents et améliorer les moyens de subsistance, les petites entreprises dépendent aujourd'hui «plus que jamais» d'un environnement commercial favorable, notamment d'un soutien à l'accès au financement, à l'information et aux marchés.

L’Organisation dirigée par António Guterres estime que plus de 600 millions d'emplois devront être créés pour absorber la main-d'œuvre mondiale croissante d'ici 2030. C'est pourquoi le développement des petites et moyennes entreprises, les PME, est une grande priorité pour plusieurs gouvernements dans le monde.

Au Maroc les TPME souffrent 

La présente conjoncture a eu un impact significatif sur les TPME, dont la majorité aura certainement à souffrir davantage au cours des mois à venir. Selon la Confédération marocaine des TPE/PME, pas moins de 83% de cette catégorie d’entreprises ont connu un arrêt total de leurs activités, depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Les entreprises restantes arrivent à tirer leur épingle du jeu, mais difficilement. Certains secteurs comme l’artisanat, les services et le tourisme sont le plus touchés par la crise sanitaire, enregistrant un taux d’inactivité de respectivement 94,5%, 89,4% et 85,5%. Selon l’économiste et le président de la Confédération, Abdallah El Fergui «leurs trésoreries étaient à sec ou minées par des crédits à cause de la basse saison». Ainsi, l’une des clés pour la réussite de la phase post crise, c’est l’accompagnement des TPE-PME et Auto-entrepreneurs en crise notamment en termes d’accès aux financements, surtout qu’ils occupent un emplacement important dans le marché de l’emploi. 

En effet, selon les estimations de l’ONU, la plupart des emplois du secteur formel dans les marchés émergents du monde entier sont générés par ce groupe d'entreprises qui emploient généralement moins de 250 personnes. Ils créent jusqu'à 70 % des emplois, précise l’organisation. Au Maroc, selon une étude récente menée par stagiaires.ma, une grande majorité des TMPE (celles toujours opérationnelles) comptent augmenter ou maintenir le cap de leurs recrutements, malgré leur manque de visibilité sur les tendances futures du marché. L’étude montre que 86% des entreprises enquêtées, quoique touchées par les effets de la crise, sont encore confiantes. 62% d’entre-elles comptent même, malgré leur manque de visibilité, augmenter ou maintenir le cap de leurs recrutements. Une confiance principalement portée par les TPE, parmi lesquelles 71% comptent garder ou booster leur dynamique en matière de recrutement de jeunes lauréats et étudiants.
 
Selon l'ONU, une augmentation de 1 000 milliards de dollars par an des investissements dans les petites et moyennes entreprises générerait d'énormes bénéfices pour le programme de développement durable de 2030. Elle ajoute que ces entreprises sont considérées comme « l'épine dorsale de la plupart des économies mondiales » et leur rôle est essentiel dans les pays en développement.

Les données du Conseil international pour les petites entreprises, ICSB, indiquent que les micros, petites et moyennes entreprises formelles et informelles représentent plus de 90% de toutes les entreprises. Ils génèrent la moitié du PIB mondial.