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Note Stratégique de l’Institut Mandela sur le NMD : Une vision royale, un référentiel pour l’émergence de l’Afrique de demain


Rédigé par Wolondouka SIDIBE le Lundi 28 Juin 2021

Le Maroc vient de se doter d’un instrument de puissance qui devrait être un référentiel exemplaire pour les autres pays en développement, notamment ceux d’Afrique. Un Etat qui veut devenir stable et prospère doit aussi se préoccuper des inégalités internes et des situations de précarité des pays voisins. C’est le pari du Nouveau Modèle de Développement comme le souligne la Note Stratégique de l’Institut Mandela de Paris.



Note Stratégique de l’Institut Mandela sur le NMD : Une vision royale, un référentiel pour l’émergence de l’Afrique de demain
Le Nouveau Modèle de Développement (NMD) continue de susciter l’intérêt à l’échelle mondiale. Experts de renom, analystes, personnalités, diplomates, institutions internationales, ONG ne manquent pas d’éloges à l’égard du NMD et leur admiration pour le Maroc. Car il s’agit du chantier réformateur de règne qui trace les contours du Maroc de demain. L’Institut Mandela de Paris, un think tank panafricain, ne pouvait rester à la marge en tant qu’institution internationale de réflexion de haut niveau ouvert aux décideurs, aux acteurs privés, à la société civile et aux experts.

Dans sa Note Stratégique, l’Institut Mandela scrute, avec pertinence, le Nouveau Modèle de Développement. Son Président, Dr. Paul Kananura, pose son diagnostic sans détour. Pour lui, « le NMD dessine le Maroc de demain en libérant les énergies et restaurant la confiance pour accélérer la marche vers le progrès et la prospérité pour tous. Cela passe par la réduction des inégalités sociales et territoriales à travers des dispositifs stratégiques de partage de richesse. C’est ça le développement vivable, théorisé par le Pr Pétros Zinzindohoué et longtemps défendu par l’Institut Mandela sur la scène africaine et qui devait faire écho auprès des pouvoirs publics africains », souligne-t-il.

Dr. Kananura ajoute : « plutôt que de s’inscrire dans une logique de rupture avec le passé, le modèle pose un nouveau jalon dans le processus de développement » basé sur une vision quadriptyque d’adéquation économie/ formation/ emploi/ besoins du royaume ; avec un accent particulier sur la transformation de l’appareil de production et la promotion des filières scientifiques. Il ne pouvait en être autrement.

Un pays créateur de valeur

Car, comme le révèle l’Institut Mandela, l’ambition pour le Maroc de demain où toutes et tous sont en pleine capacité de prendre en main leur devenir et de libérer leur potentiel, de vivre dans la dignité au sein d’une société ouverte, diverse, juste et équitable. Un pays créateur de valeur, qui fructifie ses potentialités de manière durable, partagée et responsable. « Capitalisant sur ses progrès significatifs à l’échelle nationale et son aura à l’international, le Maroc s’érige en puissance régionale exemplaire, à l’avant-garde des grands défis qui interpellent le monde », écrit Dr. Paul Kananura, président de l’Institut Mandela.

Cependant, dit-il, l’atteinte de cette noble ambition exige de réaliser cinq objectifs de développement interdépendants et complémentaires, que sont la prospérité, la capacitation (empowerment), l’inclusion, la durabilité et le leadership régional dans des domaines ciblés, à travers des paris d’avenir audacieux pour que le Maroc tire profit de l’ensemble de ses atouts en devenant une nation d’opportunités, d’entrepreneuriat et d’innovation afin de doubler le PIB par habitant à l’horizon 2035.

Il faut oser et réussir le « Pari Made in Maroc » basé sur un nombre élevé de secteurs et activités à fort potentiel, dans l’industrie, les services et les ressources naturelles avec une vision d’émergence de territoires régionaux prospères, résilients et durables. Le pari de miser sur les secteurs sociaux de qualité (l’éducation de qualité pour tous, la formation professionnelle, la santé de base, la protection sociale, la couverture médicale, l’emploi, l’accès à l’eau et au logement décent) est considéré dans les Discours Royaux comme un ensemble de condition sine qua non de la « dignité humaine », de la « mobilité sociale », de l’« inclusion socioéconomique », de la « cohésion sociale » et du « vivre ensemble».

Dans sa rétrospection, Dr. Paul Kananura, président de l’Institut Mandela, mentionne que le caractère peu inclusif du modèle actuel de développement s’exprime à travers la panne de l’ascenseur social ; la perte de confiance en la capacité des institutions publiques à veiller à l’intérêt général ; le creusement des inégalités et la détérioration des services publics ; l’inexistence d’un socle universel de protection sociale ; le décalage entre l’esprit des textes juridiques bien faits et la réalité effective d’application ; les inégalités territoriales empêchant l’émergence d’une dynamique de développement vertueuse.

Appartenance commune

Pour ce qui est des leviers transformateurs du changement pour amorcer le NMD, l’Institut Mandela estime que ceux-ci nécessitent des transformations systémiques, en lien avec les territoires, des domaines de souveraineté économique, alimentaire, énergétique et numérique avec une forte implication de l’appareil administratif, de la diaspora et de partenariats internationaux pour renouveler le « Pacte National pour le Développement » garantissant libertés, sécurité, autonomie, innovation, diversité et unité. Ces dernières permettent de créer les bases d’une appartenance commune et de transformer l’énergie collective en un dessein commun.

Enfin, on ne peut qu’être d’accord avec Dr. Paul Kananura, président de l’Institut Mandela quand il dit que l’amorçage et la mise en oeuvre du modèle requièrent des capacités techniques, humaines et financières conséquentes pour transformer structurellement le Royaume avec cinq leviers importants à savoir le numérique, l’appareil administratif (compétent, efficace, efficient et réactif), le financement des projets transformateurs, la contribution de la diaspora et la mobilisation des partenariats extérieurs.
 
Wolondouka SIDIBE