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Actu Maroc

Moody’s reconduit la note du Maroc


Rédigé par La rédaction le Mardi 31 Mars 2020

Après la déclaration de l’agence de notation américaine Fitch Rating, sur la capacité du Royaume à surmonter la crise du Coronavirus, l’agence Moody’s a reconduit, mardi, la notation Ba1 du Maroc assortie d’une perspective stable. Cependant, elle pointe du doigt les nombreuses contraintes pesant sur le profil de crédit du pays.



La note «Ba1 stable» attribué au profil de crédit du Maroc reflète la «résilience démontrée» par le Royaume aux chocs intérieurs et extérieurs, son accès à des marchés de capitaux intérieurs relativement profonds et une transition économique vers des secteurs d'exportation à plus forte valeur ajoutée, a affirmé l’agence de notation financière Moody’s dans un communiqué publié, mardi.

Selon Elisa Parisi-Capone, vice-présidente et analyste principale chez Moody's, le pays a accès à des marchés de capitaux nationaux relativement profonds, ce qui le protège de la volatilité des marchés financiers internationaux. La même source a indiqué qu’un rapport réalisé par Moody's Investors Service relève qu’une amélioration de la notation du Maroc «pourrait être provoquée par une action politique qui place fermement le ratio de la dette publique - y compris les garanties de dette extérieure pour les entreprises publiques - sur une trajectoire descendante».

De nombreuses contraintes pointées du doigt

Néanmoins, Moody’s estime que le faible PIB par habitant, la croissance tendancielle modérée exposée à la volatilité agricole et la dette relativement élevée sont les principales contraintes pesant sur le profil de crédit du pays. Le faible marché du travail et l'inadéquation des compétences limitent également la compétitivité du Maroc ainsi que le potentiel de croissance du secteur non primaire. Par ailleurs, l’agence de notation estime, que la pandémie de coronavirus aura un impact négatif sur le Royaume en raison de la baisse du tourisme et des exportations vers l'Europe, une situation qui sera partiellement compensée par la baisse des prix des importations d'énergie.

La détérioration budgétaire ou la matérialisation de passifs éventuels importants des entreprises publiques ou du secteur bancaire pourrait entraîner une dégradation. Une détérioration imprévue et durable des comptes extérieurs serait également négative, selon l’analyse de Moody’s.