Si la tendance est globalement à la baisse, plusieurs routes migratoires vers l'Europe demeurent sous forte pression, notamment en Méditerranée et dans la Manche.
Sur la route de la Méditerranée occidentale, les flux irréguliers ont progressé de 11 %, soit +8494 dans les 7 derniers mois. D'après les données de Frontex , les réseaux de passeurs algéro-marocains proposent diverses options de migration vers l’Espagne, avec des tarifs allant de 900 à 20 000 euros selon l’itinéraire.
Parmi les trajets les plus fréquents figurent les voyages en plusieurs étapes via la Tunisie et l’Algérie, ainsi que des routes alternatives par la Turquie et les Balkans occidentaux.
La Méditerranée centrale connaît une hausse de 9 %, avec près de 36 700 franchissements recensés, principalement au départ de la Libye, où les réseaux de passeurs demeurent très organisés malgré les opérations de lutte intensifiées.
En revanche, la Méditerranée orientale affiche une baisse de 16 % (26 200 passages). Mais un nouveau corridor migratoire reliant l’Est de la Libye à la Crète a émergé, avec plus de 10 000 arrivées depuis janvier, soit quatre fois plus qu’en 2024.
La route de l’Afrique de l’Ouest a enregistré une baisse de 46 % des arrivées, avec 11 600 détections cette année et seulement 175 en juillet. Ce recul est lié au renforcement des mesures préventives dans les pays de départ, en coopération avec l’UE. La Mauritanie, en particulier, a durci ses contrôles frontaliers, renforcé la surveillance et consolidé ses politiques migratoires.
Malgré la baisse globale, le coût humain reste élevé. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que 947 personnes ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de l’année. L’UE déploie plus de 3 400 agents de Frontex pour soutenir les autorités nationales, protéger ses frontières et secourir les migrants en détresse en mer.
Sur la route de la Méditerranée occidentale, les flux irréguliers ont progressé de 11 %, soit +8494 dans les 7 derniers mois. D'après les données de Frontex , les réseaux de passeurs algéro-marocains proposent diverses options de migration vers l’Espagne, avec des tarifs allant de 900 à 20 000 euros selon l’itinéraire.
Parmi les trajets les plus fréquents figurent les voyages en plusieurs étapes via la Tunisie et l’Algérie, ainsi que des routes alternatives par la Turquie et les Balkans occidentaux.
La Méditerranée centrale connaît une hausse de 9 %, avec près de 36 700 franchissements recensés, principalement au départ de la Libye, où les réseaux de passeurs demeurent très organisés malgré les opérations de lutte intensifiées.
En revanche, la Méditerranée orientale affiche une baisse de 16 % (26 200 passages). Mais un nouveau corridor migratoire reliant l’Est de la Libye à la Crète a émergé, avec plus de 10 000 arrivées depuis janvier, soit quatre fois plus qu’en 2024.
La route de l’Afrique de l’Ouest a enregistré une baisse de 46 % des arrivées, avec 11 600 détections cette année et seulement 175 en juillet. Ce recul est lié au renforcement des mesures préventives dans les pays de départ, en coopération avec l’UE. La Mauritanie, en particulier, a durci ses contrôles frontaliers, renforcé la surveillance et consolidé ses politiques migratoires.
Malgré la baisse globale, le coût humain reste élevé. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que 947 personnes ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de l’année. L’UE déploie plus de 3 400 agents de Frontex pour soutenir les autorités nationales, protéger ses frontières et secourir les migrants en détresse en mer.
Forte hausse dans la Manche
Contrairement à la tendance européenne, les passages irréguliers vers le Royaume-Uni via la Manche bondissent de 26 %, atteignant 41 800 tentatives. Cette hausse est alimentée par des conditions météo favorables, l’usage de « bateaux-taxis » difficiles à détecter et une densité croissante de passagers par embarcation (près de 60 en moyenne, parfois jusqu’à 100).
Les passeurs recourent de plus en plus à des « départs simultanés », envoyant plusieurs embarcations surchargées en même temps. Nombre de ces bateaux, vétustes et peu fiables, tombent en panne, forçant les migrants à dériver ou à nager. Si les autorités françaises interviennent rapidement, souvent appuyées par Frontex, certains navires parviennent malgré tout à poursuivre leur route vers le Royaume-Uni.
Au moins 8 938 personnes sont mortes sur les routes migratoires dans le monde en 2024, ce qui en fait l'année la plus meurtrière jamais enregistrée, selon les nouvelles données recueillies par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le bilan de 2024 s'inscrit dans la même tendance que les cinq dernières années en matière d'augmentation du nombre de décès et le bilan de l'année dernière dépasse le précédent record de 2023, où 8 747 décès avaient été enregistrés.
Contrairement à la tendance européenne, les passages irréguliers vers le Royaume-Uni via la Manche bondissent de 26 %, atteignant 41 800 tentatives. Cette hausse est alimentée par des conditions météo favorables, l’usage de « bateaux-taxis » difficiles à détecter et une densité croissante de passagers par embarcation (près de 60 en moyenne, parfois jusqu’à 100).
Les passeurs recourent de plus en plus à des « départs simultanés », envoyant plusieurs embarcations surchargées en même temps. Nombre de ces bateaux, vétustes et peu fiables, tombent en panne, forçant les migrants à dériver ou à nager. Si les autorités françaises interviennent rapidement, souvent appuyées par Frontex, certains navires parviennent malgré tout à poursuivre leur route vers le Royaume-Uni.
Au moins 8 938 personnes sont mortes sur les routes migratoires dans le monde en 2024, ce qui en fait l'année la plus meurtrière jamais enregistrée, selon les nouvelles données recueillies par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le bilan de 2024 s'inscrit dans la même tendance que les cinq dernières années en matière d'augmentation du nombre de décès et le bilan de l'année dernière dépasse le précédent record de 2023, où 8 747 décès avaient été enregistrés.