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Maroc-Brésil : 3 milliards de dollars d'échanges commerciaux en 2021


Rédigé par l'Opinion le Lundi 4 Juillet 2022

Le Maroc œuvre à la promotion de la coopération économique arabo-brésilienne afin qu'elle soit au niveau de l'ambition des parties, a affirmé lundi le ministre de l'industrie et du commerce, Ryad Mezzour, lors d’un forum organisé par la chambre de commerce arabo-brésilienne à Sao Paulo, capitale économique du Brésil.



Cette volonté du Maroc, a expliqué le ministre, s’est concrétisée à travers une croissance remarquable des échanges commerciaux maroco-brésiliens, qui ont doublé de volume au cours des cinq dernières années, pour atteindre environ 3 milliards de dollars l'an dernier, contre 1,5 milliard de dollars en 2017.

Dans une intervention via visio-conférence devant la quatrième édition du Forum économique arabo-brésilien de Sao Paulo, M. Mezzour a réitéré le ferme engagement du Maroc de renforcer la coopération sud-sud à travers le partage d'expériences, notamment en matière d'innovation et de diversification des débouchées.

Il a souligné dans ce sens l’importance « d'améliorer l'approvisionnement entre nos pays et d’identifier les secteurs clés qui sont en mesure de renforcer l'intégration de nos économies », ce qui se traduirait par la création de la valeur ajoutée et la génération d’emplois permanents.

Pour faire face aux répercussions de la pandémie, M. Mezzour a rappelé que, grâce aux hautes directives de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc avait lancé un plan de relance de l'économie pour une valeur de 12 milliards de dollars, destinés à soutenir les secteurs productifs affectés par la pandémie, augmenter leur capacité d'investissement, créer des opportunités d'emplois et préserver les sources de revenus, ce qui a permis au secteur industriel de récupérer la majorité des emplois perdus avant fin 2021.

M. Mezzour s'est ensuite attardé sur le nouveau modèle de développement qui marque une nouvelle étape dans la marche du Maroc à l'horizon 2035, en plaçant le capital humain au cœur de ses préoccupations, en plus d’une gouvernance durable de ses ressources naturelles et la mise en place d’une politique de numérisation et d'innovation comme levier de développement.

Dans ce contexte, le ministre a souligné que le port Tanger-Med est devenu le premier port de la région méditerranéenne et africaine et le 23ème au niveau mondial en termes de manutention de conteneurs, avec une capacité de 9 millions d’unités.

Au regard de son emplacement stratégique près du détroit de Gibraltar, a ajouté M. Mezzour, ce port constitue une option logistique appropriée pour les exportations brésiliennes destinées à la plupart des pays du monde, en particulier les pays arabes et africains.

De même, le Royaume abrite la première ligne de train à grande vitesse d'Afrique, ce qui a contribué à l'émergence d'activités industrielles et de services liées au ferroviaire.

Dans le domaine industriel, le Maroc est devenu une plateforme importante pour la production de véhicules, avec une capacité allant jusqu'à 700.000 voitures par an et des exportations dépassant 8,5 milliards de dollars en 2021.

S’agissant de l'industrie aéronautique, a poursuivi M. Mezzour, le chiffre d’affaires à l’export s’est élevé à 1,6 milliard de dollars en 2021, avec un taux de croissance annuel de 20% et l’installation au Maroc de 150 entreprises leaders dans ce secteur capital.

Les exportations du secteur de l'alimentation et des industries alimentaires ont également enregistré au cours de l'année écoulée, un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars, alors que le secteur de l'industrie textile a engrangé 4 milliards de dollars d’exportations, sans négliger le dynamisme des autres activités, telles les industries pharmaceutiques, électriques et électroniques, chimiques, mécaniques et métallurgiques.

D'autre part, M. Mezzour a souligné que le Maroc est sur le point d'atteindre l'objectif de garantir 52% de sa production électrique à partir de ressources renouvelables en 2030, ce qui hisse le Royaume parmi les trois premiers pays au monde les plus compétitifs dans le domaine de la production d'hydrogène vert.

Par ailleurs, le Maroc a conclu un ensemble d'accords de libre-échange qui en font une plateforme d'investissements et d'exportations vers des pays du monde arabe, les États-Unis d'Amérique, l'Union européenne, la Grande-Bretagne, la Turquie et vers l'Afrique, à travers son adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), a énuméré M. Mezzour, soulignant que cette zone offre un cadre juridique diversifié qui permet un accès préférentiel aux exportations marocaines aux marchés de 100 partenaires économiques représentant plus de 2,3 milliards de consommateurs.

Dans le même contexte, le Maroc et le Brésil ont conclu un ensemble d'accords, dont celui de la facilitation des investissements, qui est le premier du genre signé par le Brésil avec un pays arabe, l'accord sur la non-double imposition des services aériens et maritimes, l'accord sur l'assistance administrative en matière douanière et l'accord sur l'échange numérique des données commerciales.

Ce cadre juridique devrait garantir, selon M. Mezzour, un climat d'affaires idéal pour les entreprises marocaines et brésiliennes, contribuer à accroître les échanges commerciaux entre les deux pays et mettre en œuvre des projets et des investissements communs orientés vers l’export.

Le programme du Forum économique arabo-brésilien, organisé sous le thème "Patrimoine et innovation", prévoit la participation de nombreux responsables gouvernementaux du monde arabe et du Brésil, et l'organisation de plusieurs sessions de dialogue relatives à la " vision future de l'économie des pays arabes et du Brésil", "l'intégration économique et son impact sur l'amélioration de la compétitivité économique", en plus de la signature de protocoles d'accord.

(MAP)








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