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Malgré un contexte international perturbé, l'économie nationale s'en sort


Rédigé par Rime Taybouta le Mercredi 23 Février 2022

Après une récession profonde en 2020 sur fond des retombées de la crise sanitaire, l’économie mondiale a enregistré un fort rebond de « rattrapage » en 2021. Une dynamique qui se poursuit, timidement, mais surement en 2022, malgré les effets conjugués de la sécheresse et de la pandémie. En témoigne la note de conjoncture publiée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l'Economie et des finances.



Selon cette dernière, le Maroc connait un retour progressif des activités économiques à la normale, dans un contexte international perturbé, où les perspectives de croissance sont entourées de risques baissiers, liés notamment à la persistance des goulots d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement, aux pressions inflationnistes et aux tensions géopolitiques en Europe de l’Est.
 
Secteur agricole fragilisé
 
Si l’année 2022 s’annonce difficile pour ce secteur agricole (qui pour rappel a enregistré une hausse significative de la valeur ajoutée agricole durant la saison 2020-2021 : 17,7% au cours du T3 2021), celui-ci sera soutenu par un programme de soutien aux agriculteurs et aux éleveurs affectés, afin d’atténuer les effets des faibles précipitations et alléger leur impact sur l’activité agricole.

La campagne agricole 2021/2022 se caractérise par des conditions climatiques difficiles, avec un déficit pluviométrique important dans l’ensemble des régions du Royaume, indique la DEPF. En comparaison avec une saison normale, ce déficit a atteint 64% au 16 février 2022, impactant significativement le taux de remplissage des barrages à usage agricole qui s’est limité à 32,8% à fin janvier 2022, après 45% à la même date, un an auparavant, précise-t-on la même source.

Cette situation climatique et hydrique est défavorable d’une part au déroulement de la campagne agricole, plus particulièrement les cultures d’automne, et d’autre part à la disponibilité des pâturages. Toutefois, le rapport affiche un certain optimiste quant à la suite de la saison, en louant le programme d’urgence qui a été préparé par le gouvernement, en exécution des Hautes Orientations Royales.
 
Des perspectives plus prometteuses pour les activités non agricoles
 
Concernant les activités non agricoles, la croissance de la valeur ajoutée du secteur secondaire (+6,9% au cours du T3 2021), soutenue par les mesures de relance, a été remarquable. En atteste, selon la DEPF, l’évolution vigoureuse des secteurs qui ont pu rattraper leur niveau d’avant crise tel le secteur du BTP, celui de l’énergie électrique et celui des industries manufacturières (TUC : +7,5 points à 72,3% à fin 2021), parallèlement au maintien de l’évolution positive du secteur extractif. Quant au secteur tertiaire, l’ensemble des branches s’est bien comporté à l’exception des secteurs du transport aérien et du tourisme qui a bénéficié de mesures des soutien déployées à son égard.

Après une croissance de 6,1% un an plutôt, l’évolution de l’activité du secteur extractif de 1,8% au terme de l’année 2021, fait suite à une hausse de la production de 5,7% au troisième trimestre et de 6,6% au premier trimestre 2021 en dépit des baisses de 2,3% et de 1,8% enregistrées respectivement au quatrième et deuxième trimestres 2021.

Quant à l’énergie électrique, l’évolution des principaux indicateurs de ce secteur traduit une dynamique particulière pour l’année 2021. Ces indicateurs ont également dépassé leur niveau d’avant crise. Cette activité s’est renforcée de 6,5% au terme de l’année 2021, après une baisse de 3,9% un an plus tôt.

Comme précité, le secteur du BTP poursuit également son évolution favorable au cours du premier mois de 2022. En effet, les ventes de ciment, indicateur phare de l’activité de ce secteur, ont enregistré une hausse de 8,8% à fin janvier 2022, après un accroissement de 14,8% à fin 2021, et une baisse de 12,3% à fin janvier 2021.

Comparée à la même période de l’année d’avant la crise, la valeur ajoutée du secteur manufacturier qui s’est appréciée en moyenne de 9,5% (après une baisse de 7,4% l’année précédente), s’est accrue de 0,4%, bénéficiant, particulièrement, de la bonne tenue de la valeur ajoutée au niveau des industries alimentaire ( 5,6%), chimique et para-chimique ( 9,8%) et de textile et cuir ( 0,3%).


Croissance significative de l’investissement

S'agissant de la croissance de l’investissement, elle va bon train comme en atteste le raffermissement des importations des biens d’équipement, la hausse des recettes des IDE et des créations des entreprises (23,3% pour l’année 2021), parallèlement à l’effort soutenu de l’investissement budgétaire. Il est important de souligner, dans ce sens, qu’un nouveau projet de charte de l’investissement, est à l’étape d’achèvement.

Ce projet de charte, présenté devant Sa Majesté le Roi, a été préparé conformément aux orientations prévues par le Nouveau Modèle de Développement, à savoir renforcer la part de l’investissement privé dans l’investissement global au Maroc, à l’horizon 2035. Le renforcement de la création d’emploi fait l’objet de la priorisation des secteurs porteurs pour l’économie nationale et la promotion d’un développement équitable des territoires.








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