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« Made in Morocco » : Les Etats-Unis, premier marché de l’artisanat marocain


Rédigé par Malak EL ALAMI Jeudi 30 Mars 2023

Friands de l’artisanat marocain, les États-Unis constituent le premier marché pour ce secteur, générant près de 95 millions de dirhams d’exportations à fin janvier 2023, indiquent les statistiques récentes du ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Economie sociale et solidaire.



Accaparant une part de 44% des exportations de l’artisanat « Made in Morocco », les Etats-Unis montrent un engouement manifeste pour les produits marocains, marquant une progression de 9 points, soit une évolution d’environ 79%, suivis par la France (15 %), soit une croissance de 32% en comparaison avec janvier 2022, tandis que seuls 9% de ce volume reviennent aux pays arabes, qui enregistrent toutefois une amélioration de 29%.
 
Rappelons-le, le dernier chiffre important à avoir été enregistré dans le secteur remonte à 2019, et correspond à 795 millions de dirhams, avait indiqué Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, lors d’un point de presse à l’issue d’un Conseil de gouvernement.
 
Deuxième secteur employeur du Royaume, l'artisanat fournit le travail à un total de près de 2,4 millions de personnes, dont 17% travaillent dans l'artisanat « à fort contenu culturel », soit environ 420.000 artisans. Il est à préciser que l'artisanat utilitaire s’accapare près de 30 % de la production alors que l'artisanat de service enregistre près de 53 %.
 
S’agissant de la ventilation des exportations marocaines, la poterie se taille la part du lion, avec un volume global de 39%. Les tapis se classent ensuite avec 23 %, la vannerie 11% et finalement les vêtements traditionnels. Ces catégories monopolisent près de 82% des exportations globales de produits de l'artisanat marocain.
 
Pour ce qui est des points de sortie, Casablanca se classe en tête de liste, raflant 52% des parts dans le chiffre d'affaires global de l'export, suivie de Marrakech en 2ème place (20%) et de Fès en 3ème position (12%).
 
Relance-Transformation-Accélération…
 
Ces chiffres sont très significatifs de la bonne performance du secteur, dans un contexte actuel marqué par le lancement de la deuxième phase de la stratégie de développement dédiée.
 
La première étape de la stratégie nationale de développement de l'artisanat s’est, en effet, focalisée sur la sortie de crise sanitaire de 2021 à 2022. Les deux autres volets concernent, le premier la période 2024-2030, alors que le deuxième porte sur la transformation du secteur.
 
Stratégie de transformation de l’artisanat d’ici 2030
 
Les séquelles de la pandémie de COVID-19 ont été particulièrement graves pour le secteur, impactant toute l’activité, tout particulièrement son déploiement commercial. D’où l’intérêt porté à la redynamisation des différentes filières comme étant parmi les secteurs générateurs d’emplois et catalyseurs de croissance de l’économie marocaine.
 
En effet, la nouvelle stratégie du secteur à l’horizon 2030 se veut inclusive, intégrée et intégrante de l’ensemble des acteurs et filières du domaine, en misant sur une approche ciblée et différenciée. L’objectif étant d’orienter les mesures d’impulsion étatiques vers les filières porteuses et à fort potentiel. En effet, il découle des principaux constats du ministère que la poterie, le tapis rural et la bijouterie recèlent un très fort potentiel de développement, d’où la priorité accordée à ces filières et leur classement dans le premier groupe.
 
Dans le deuxième groupe figure la vannerie, le bois FCC (à fort contenu culturel), la maroquinerie, le tissage hors tapis et les métaux. Les constats relevés à cet égard relèvent un potentiel de développement qualifié d’« élevé », mais notent une « immaturité » de leur écosystème, ce qui nécessite davantage d’analyse.
 
Pour ce qui du troisième groupe, il s’agit essentiellement du textile et des bâtiments traditionnels dont le potentiel est qualifié aussi d’« élevé » mais dépend, selon les experts, d’une offre qui devrait être adaptée continuellement aux besoins du marché.
 
Cette troisième phase de la stratégie devra capitaliser les acquis des deux premières phases pour accélérer la mise en œuvre des chantiers et satelliser les facteurs d’un développement durable du secteur, précise le ministère sur son site officiel.








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