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Lutte contre la cyberviolence : Coup d'envoi de la 1ère campagne nationale


Rédigé par S.M le Mercredi 17 Novembre 2021

La première édition de la campagne nationale de prévention contre la cyberviolence et le cyberharcèlement a été lancée mardi à Rabat, sous l’égide du ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration. Elle se tient du 04 au 30 novembre sous le thème « Contribuons tous pour protéger nos enfants contre la cyberviolence et le cyberharcèlement ».



Lutte contre la cyberviolence : Coup d'envoi de la 1ère campagne nationale
Cette campagne de sensibilisation, organisée par le Centre marocain de recherches polytechniques et d’innovation (CMRPI), en partenariat avec le Conseil de l’Europe, vise à sensibiliser les enfants et leur entourage, à savoir la famille et l’école, ainsi que l’ensemble des acteurs de la société marocaine, au sujet de la cyberviolence et cyberharcèlement à l’encontre des enfants.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du Département de la Réforme de l'Administration, Ahmed Laamoumri, la ministre chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghita Mezzour, a souligné l'importance d'une utilisation rationnelle et éthique des différents outils technologiques « afin d'assurer la sécurité des familles et des individus ». Elle a, dans ce contexte, passé en revue les différentes initiatives prises par le Royaume en vue d’instaurer un « environnement numérique sain », notamment le programme « Culture digitale :protection des enfants en ligne », lancé par l’Agence de développement du digital et qui consiste à mettre en place, en partenariat avec les acteurs concernés, des actions de communication et de sensibilisation pour promouvoir la culture d’usage approprié du digital par les enfants et les protéger des risques y afférents.

Quid du plan législatif

Concernant le plan législatif, Mme Mezzour a mis en avant les différentes lois régissant le champ numérique au Maroc, notamment la loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et la loi 07-03 complétant le Code pénal en ce qui concerne les infractions relatives aux systèmes de traitement automatisé des données.

« Internet est devenu un moyen de communication par excellence et son usage s’est développé davantage en raison de la pandémie liée au Covid-19 (...) certains comportements dont le cyberharcèlement ont augmenté également de manière exponentielle au cours de cette période », a regretté Alessio Capellani, Chef de Délégation adjoint de l'Union européenne au Maroc.

De son côté, le président du CMRPI, Youssef Bentaleb a indiqué que cette campagne est destinée particulièrement aux enfants et aux jeunes qui « utilisent massivement les différents outils technologiques et plateformes numériques », ajoutant que cette initiative a pour objectif « de les avertir aux divers risques cybernétiques ».

Près de 1,5 million de femmes victimes de cyberviolence

Nombreuses thématiques relatives à la cyberviolence et au cyberharcèlement ont été traitées en présentiel ou par visioconférence au cours de cette conférence de lancement, notamment « Psychologie et souffrances des victimes », « Responsabilité sociétale des industriels du numérique » et le « rôle des médias dans la diffusion de la culture de vigilance en ligne ».

La cyberviolence au Maroc touche principalement les citadines, les jeunes femmes, les étudiantes et les célibataires, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Dans son rapport sur les violences faites aux femmes et aux filles relatives à l’enquête nationale sur les violences à l’encontre des femmes et des hommes 2019, le HCP précise que près de 1,5 million de femmes sont victimes de cyberviolence, soit une prévalence de 13,8%, faisant savoir qu'avec 15,5%, le milieu urbain est plus touché que le milieu rural (9,4%).

La violence électronique est surtout perpétrée par des hommes (86,2%), et particulièrement des hommes inconnus (72,6%). Mais 3,6% de victimes désignent aussi comme responsables des membres de la famille, 3,3% des amis, 4,3% incriminent les conjoints, 4,3% pointent les enseignants et les camarades d’école et 3,6% des hommes dans le cadre du travail.








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