Dans une réponse écrite à une question parlementaire, le ministre précise que ce régime a concerné majoritairement des personnes condamnées pour des infractions contre les biens, qui représentent 937 bénéficiaires. Viennent ensuite les atteintes aux personnes (432 cas) et les infractions liées à l’ordre et à la sécurité publics (190 cas). Les affaires relevant du droit de la famille et des mœurs restent marginales, avec 13 dossiers, tandis que 28 condamnés pour des infractions à caractère militaire ont également accédé à cette mesure.
Sur le plan conceptuel, Abdellatif Ouahbi inscrit la libération conditionnelle dans le champ des mécanismes de libération anticipée promus par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et à l’exécution des peines. Il s’agit, selon lui, d’un outil central de la politique pénale contemporaine, qui dépasse la seule logique punitive pour intégrer les impératifs de réinsertion sociale et de prévention de la récidive.
Cette orientation traduit un basculement progressif d’un modèle fondé sur l’enfermement strict vers une approche dite de « gestion de la peine », permettant au condamné d’exécuter le reliquat de sa sanction sous contrôle judiciaire et administratif. L’objectif est double : accompagner la réintégration du détenu dans son environnement social et contribuer, en parallèle, à la préservation de la sécurité publique.
Le ministre met également en avant l’impact structurel de ce dispositif sur la problématique de la surpopulation carcérale. Sans remettre en cause les standards internationaux encadrant le traitement des détenus, la libération conditionnelle constitue, selon le département de la Justice, un instrument de régulation du système pénitentiaire, à condition que son application repose sur des critères rigoureux et une évaluation précise des profils à risque.
Dans cette optique, le ministère prévoit de renforcer l’arsenal opérationnel encadrant ce mécanisme, notamment à travers l’élaboration de guides pratiques à destination des administrations concernées et des personnes détenues, ainsi que par la formation ciblée des commissions locales chargées d’instruire les propositions de libération conditionnelle.
Enfin, s’appuyant sur les expériences comparées, Abdellatif Ouahbi affirme que l’élargissement maîtrisé du recours à ce dispositif n’est pas incompatible avec les exigences de sécurité publique. Il plaide pour un modèle équilibré, fondé sur l’expertise, le suivi continu et l’évaluation scientifique des risques, afin de faire de la libération conditionnelle un pilier effectif de la politique pénale moderne et un vecteur crédible de réinsertion.
Sur le plan conceptuel, Abdellatif Ouahbi inscrit la libération conditionnelle dans le champ des mécanismes de libération anticipée promus par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et à l’exécution des peines. Il s’agit, selon lui, d’un outil central de la politique pénale contemporaine, qui dépasse la seule logique punitive pour intégrer les impératifs de réinsertion sociale et de prévention de la récidive.
Cette orientation traduit un basculement progressif d’un modèle fondé sur l’enfermement strict vers une approche dite de « gestion de la peine », permettant au condamné d’exécuter le reliquat de sa sanction sous contrôle judiciaire et administratif. L’objectif est double : accompagner la réintégration du détenu dans son environnement social et contribuer, en parallèle, à la préservation de la sécurité publique.
Le ministre met également en avant l’impact structurel de ce dispositif sur la problématique de la surpopulation carcérale. Sans remettre en cause les standards internationaux encadrant le traitement des détenus, la libération conditionnelle constitue, selon le département de la Justice, un instrument de régulation du système pénitentiaire, à condition que son application repose sur des critères rigoureux et une évaluation précise des profils à risque.
Dans cette optique, le ministère prévoit de renforcer l’arsenal opérationnel encadrant ce mécanisme, notamment à travers l’élaboration de guides pratiques à destination des administrations concernées et des personnes détenues, ainsi que par la formation ciblée des commissions locales chargées d’instruire les propositions de libération conditionnelle.
Enfin, s’appuyant sur les expériences comparées, Abdellatif Ouahbi affirme que l’élargissement maîtrisé du recours à ce dispositif n’est pas incompatible avec les exigences de sécurité publique. Il plaide pour un modèle équilibré, fondé sur l’expertise, le suivi continu et l’évaluation scientifique des risques, afin de faire de la libération conditionnelle un pilier effectif de la politique pénale moderne et un vecteur crédible de réinsertion.






















