Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Environnement

Les oiseaux des villes, plus audibles que jamais


Rédigé par O.A le Vendredi 27 Mars 2020

En période de confinement, la diminution de la pollution sonore habituellement générée par le trafic urbain et les activités humaines permet de mieux entendre le concert joyeux d’une quinzaine d’espèces d’oiseaux urbains.



Écouter le chant d’un oiseau et essayer d’en identifier l’espèce est un exercice réservé aux amateurs d’ornithologie et de passionnés de la Nature. Ce « jeu » est souvent fastidieux en ville en raison du faible nombre d’espèces « anthropophiles ». Son terrain de prédilection se trouve en majeure partie dans les endroits naturels où l’avifaune prospère. Actuellement, devant l’exigence de rester chez soi, la diminution de la pollution sonore en ville et le début du printemps qui coïncide avec l’arrivée de dizaines espèces migratrices, identifier une espèce par son chant devient un exercice accessible à tout public. Pour vous tenter de profiter de votre confinement et affuter votre connaissance des oiseaux des villes, nous vous avons préparé une sélection (non exhaustive) d’espèces communes dans les villes du royaume avec des exemples de leurs chants typiques.

Le Merle noir

Le merle noir est une espèce très commune dans les villes et les jardins mais également en pleine campagne. Son magnifique chant flûté accompagne l’aube et le crépuscule au printemps. Ses cris d’alarme répétés parfois durs à notre oreille ont pour but de prévenir les jeunes de la présence d’un prédateur.


 

Le Moineau domestique

C’est l’oiseau le plus commun et le plus répandu. Il se nourrit majoritairement de céréales et d’autres graines, mais sait s’adapter et tirer profit d’autres opportunités, consommant divers invertébrés, les insectes en premier lieu, qui servent par ailleurs d’alimentation de base aux oisillons. Il peut effectuer des manœuvres complexes et inhabituelles pour obtenir sa subsistance. Ci-dessous une vidéo de chants de moineaux.
 

La Cigogne blanche

Au Maroc, les cigognes sont quasiment partout dans le pays. Elles élisent souvent domicile sur les minarets des mosquées et autres hautes structures. Elles migrent d’août à janvier. D’une année à l’autre, les nids sont réutilisés, améliorés et agrandi jusqu’à atteindre parfois des proportions énormes (2 mètres d’envergure pour plusieurs centaines de kilos). Oiseau silencieux et peu farouche envers l’homme, la cigogne blanche fait partie des grands échassiers les plus faciles à observer. Le seul bruit qu’elle fait  régulièrement se présente comme un claquement de bec très reconnaissable.
 

L’étourneau unicolore

Un autre oiseau très commun dans nos villes. L'étourneau unicolore est une espèce méditerranéenne. L’adulte est entièrement noir, mais son bec est jaune la plupart du temps. Les pattes sont brunes. Lorsqu’il vole en groupes, l’étourneau unicolore se déplace de façon impressionnante (murmuration). Les oiseaux qui sont à l’arrière volent vers l’avant pour se positionner en tête, et cela de manière continue. C’est un oiseau assez bruyant qui imite toutes sortes de sons.
 

Le Faucon crécerelle

Ce faucon est très commun en ville où il s’adapte remarquablement. Quand il chasse, on peut l’observer en vol stationnaire, attendant le bon moment pour fondre sur sa proie (Insectes, Rongeurs, Serpents, Grenouilles, Lézards, Oiseaux) Les Faucons crécerelles ne construisent pas leur nid eux-mêmes. Ils nichent dans les vieux nids, souvent sur des immeubles. Il est possible actuellement d’entendre régulièrement sont cri typique de crécerelle.
 

Le Bruant du Sahara

Bien que le bruant du Sahara ne vive que dans une aire de répartition limitée du Maroc au Tchad, il n’est pas rare de l’observer dans nos villes. Le bruant du Sahara est essentiellement végétarien (graines, herbes) mais avale également des invertébrés pendant la saison de reproduction. Il peut être très familier, et vient souvent picorer les mites de pain sur les tables.
 

Le Bulbul des jardins

Le bulbul des jardins est originaire d’Afrique. C’est une espèce commune au Maroc et le long du littoral algérien jusqu’en Tunisie. Le matin, c’est un des chanteurs les plus précoces, commençant dès l’aube et continuant pendant près de deux heures. Les bulbuls des jardins sont monogames et sont réputés pour garder le même partenaire pendant toute leur vie.
 

Le Serin cini

Petite touffe de plume jaune, le serin cini a un chant qui ne peut pas être confondu avec celui d’une autre espèce. Rapide et saccadé le chant de serin est très audible actuellement dans la majorité des villes du Royaume. Il est paisible, sociable et peu farouche. Assez mobile et actif, le cini aime flâner en petites troupes.
 

Le choucas des tours

Relativement peu farouche, le choucas fréquente tous les lieux où il peut trouver des cavités, même au voisinage de l’homme. Comme la majorité des corvidés, le choucas est omnivore : graines, fruits, légumes, insectes, vers, escargots, grenouilles et même miettes des promeneurs sont recueillies au sol mais il pille aussi volontiers les nids. Comme la tourterelle turque, c’est un oiseau provenant d’Europe, qui colonise progressivement le pays.
 

La Fauvette mélanocéphale

La fauvette mélanocéphale vit surtout solitairement ou en couples. C’est une espèce qui aime bien se cacher mais qui souvent fait preuve d’une certaine hardiesse et d’une bonne dose de curiosité. La fauvette est très active : Bruyante, querelleuse, elle peut adopter un comportement agressif à l’encontre d’autres oiseaux qui franchissent les limites de son territoire.