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Les futures blouses blanches menacent de boycotter la prochaine rentrée universitaire


Rédigé par Yassine Elalami le Mercredi 20 Juillet 2022

Après un amas de formes de protestation, les étudiants en médecine envisagent déserter les bancs de facultés pour exprimer leur colère.



Le désarroi des futurs médecins s’intensifie de plus en plus. Le dialogue entre la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEM), le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Santé, s’est poursuivi depuis des mois, pourtant il semble que les répliques des ministères de tutelle ne sont toujours pas à la hauteur des attentes de nos futures blouses blanches.

« Nous tenons le gouvernement, le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Santé pleinement responsables de ce que la situation pourrait entrainer. Nous, au sein de la Commission nationale des étudiants en médecine, regrettons la réalité de la formation médicale et pharmaceutique au niveau des facultés au Maroc, et l’état d’encombrement dans les différents services », avertit la Commission dans un communiqué.

Dans le même contexte, ces étudiants ont organisé un sit-in le 28 juin à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca, notamment pour protester contre la tutelle qui avait décidé de raccourcir de sept à six ans la durée de formation des médecins généralistes et d'augmenter le nombre d’effectif de 20 %. Selon la CNEM, les réformes ont été décidées de « manière hâtive et non coordonnée ».

« Personne ne peut nier qu’il y a une vraie pénurie de personnel médicale mais cette augmentation d’effectif doit être accompagnée de mesures qui garantissent la qualité des médecins qui seront formés, pourtant nous constatons que les ministères de tutelle mettent en place des réformes quantitatives plutôt que qualitatives », nous a confié, Mohamed Kacimi Alaoui, coordinateur de la CNEM.

Quelques semaines avant la prochaine rentrée universitaire, la Commission menace de déserter les bancs de facultés si les ministères de tutelle ne réagissent pas positivement à leurs revendications.

« Le boycott représente une éventualité que nous considérons très fortement, étant donné que le dialogue avec la tutelle avance lentement. Les sujets que nous entretenons avec les parties prenantes posent des problématiques très urgentes, à titre d’exemple l’augmentation des effectifs, une mesure qui nécessite un accompagnement en matière de budget et législation, on nous a promet un contrat programme qui devrait être signé depuis février 2022, jusqu’aujourd’hui aucun papier n’a été signé », nous a-t-il précisé. 

Depuis le début de l’année universitaire, la Commission milite pour l’amélioration de la vie estudiantine. Comme annoncé il y a quelques semaines par la CNEM, les futurs médecins ont observé, début juillet, une grève nationale des stages, gardes et cours de TP et de TD.

« Nous demandons des réponses claires, à part ça, nous comptons absolument intensifier les formes de protestations, accentuer les manifestations, boycotter les examens et même faire une année blanche si la tutelle ne s’engage pas à trouver des vraies solutions aux problèmes soulevés », a souligné, Mohamed Kacimi Alaoui.

Il convient de noter qu’une rencontre est prévue ce mercredi 20 juillet, entre la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEM), le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Santé, pour trancher sur l’ensemble des problématiques posées sur table par les futures blouses blanches.
 








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