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Monde

Le changement de paradigme de la CEA-ONU

Traiter la crise climatique au même titre que la pandémie de COVID-19


Rédigé par N.B le Lundi 29 Juin 2020

Le Centre africain pour la politique en matière de climat relevant de la CEA-ONU vient de produire un rapport où il est question d’un changement de paradigme consistant à traiter la crise climatique au même titre que la pandémie de COVID-19.



La relance post-coronavirus en Afrique devra s’attaquer aux causes fondamentales des vulnérabilités et aller au-delà des ajustements fiscaux et monétaires dont le seul objectif est d’assurer la survie et la perpétuation du système actuel de production, de consommation et de distribution responsable de la crise climatique.

Ce constat est, à peu prés, le résumé d’un nouveau document de réflexion publié par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA-ONU).

Produit par l’ ACPC ( Centre africain pour la politique en matière de climat, de la CEA) sous l’intitulé  « Changement climatique et développement en Afrique post COVID-19 : Quelques réflexions critiques », ce document soutient qu’une nouvelle économie politique basée sur la cohésion, l’égalité et la durabilité environnementale est nécessaire pour permettre des actions climatiques drastiques et  que « la durabilité dans un monde post-COVID-19 devra être basée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la protection de l’environnement ».
Il ajoute aussi que « les fonds nécessaires pour souscrire aux actions climatiques existent réellement, et la même approche utilisée pour mobiliser les fonds relatifs au COVID-19 devra garantir des investissements encore plus importants dans une économie neutre en carbone ».

Quid du changement dans les perceptions ?

L’ ACPC note que la raison fondamentale de la prise de conscience des menaces du COVID-19 et de la prise de conscience limitée des menaces du changement climatique réside dans le fait que le COVID-19 est clairement comprise, au-delà des effets sur la santé, en tant que menace immédiate et présente pour le développement mondial, tandis que le changement climatique continue d’être plutôt  considérée comme une menace à long terme et incertaine pour certaines communautés éloignées du monde.

Et c est d’ailleurs pour cette raison que ledit document plaide pour « un changement fondamental dans les perceptions et les attitudes afin d’engendrer une compréhension centrée sur le développement du changement climatique ».

L’appel de l’ACPC est clair : Il ne s’agit nullement de   rétablir, tout  simplement, le statu quo d’avant la pandémie mais plutôt d’opérer  un certain  changement de paradigme. Dans la mesure où les transitions vertes ne concernent pas seulement celles énergétiques, elles consistent à tout transformer, des systèmes alimentaires à la gestion de la consommation et des déchets.

 Et la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques est tenue de  passer d’une négociation perpétuelle à un processus délibératif et démocratique où les représentants de toutes les parties prenantes conviennent des meilleures transitions pour un avenir durable moyennant  des restrictions aux activités préjudiciables et des   responsabilités en termes de coûts et réparations.