Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Sport

Le calvaire du championnat de la Botola Pro


Rédigé par Rachid MADANI le Lundi 9 Mars 2020

Le rideau du premier tour du championnat de la Botola vient de tomber



Le calvaire du championnat de la Botola Pro
Toujours les rencontres reportées et la mauvaise programmation sont à l’ordre du jour. Le champion d’hiver, les qualifiés aux compétitions intercontinentales, les relégués ne sont pas connus momentanément pour fixer les objectifs des clubs. Le football marocain, est pointé du doigt et il est difficile de suivre son dénouement.

 

Un calendrier non respecté

Pire encore, le respect du calendrier est renvoyé aux calendres grecques : On joue quand les responsables veulent, tous les jours de la semaine y compris les lundis et les mardis. Dans une même date, des matches de différentes journées sont programmées. Incroyable mais vrai, plusieurs chocs se jouent à la même heure que les éliminatoires de Champions-League.

Cette semaine, l’IRT-WAC de la 18ème journée est remplacé par MCO-IRT de la 21ème journée. Une autre affaire Diffaâ-Raja a fait couler beaucoup d’encre à l’heure où son dossier semble lourd et se trouve sans solution. Les Casablancais avaient refusé de jouer à El Jadida préférant prolonger leur séjour en Algérie. L’arbitre désigné avait déclaré le forfait des visiteurs. Le résultat d’homologation est toujours en instance. Confusion totale dans un classement irrégulier qui a beaucoup de problèmes pour se mettre à jour.

Utilisation de la VAR

Cependant, il est à relever une seule consolation : l’utilisation, bien que tardive, de la VAR afin de mettre fin à la polémique de l’arbitrage marocain. Cette nouvelle technique aurait dû être utilisée au début du championnat pour couvrir toutes les rencontres car s’il y avait eu la VAR, au premier tour, plusieurs formations n’auraient pas été lésées : les trois pénaltys sifflés à Khouribga, les pénaltys de la victoire du HUSA et du MCO contre l’IRT. Il est aussi impératif de réfléchir sur la dernière décision de la ligue du football : le repos « forcé » ou la trêve du championnat d’une durée de deux mois pour permettre à la sélection nationale des joueurs locaux de participer à la coupe d’Afrique.

Conséquence du remue-ménage d’une commission de programmation dépassée par les évènements : un championnat peu passionnant, une improvisation totale dans les clubs qui ne savent plus comment préparer leurs matches, une affluence du public peu nombreuse, une fuite des supporters. Personne n’est surpris de constater qu’il y a plus de gens dans les cafés pour les rencontres européennes que dans les gradins.