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La zone industrielle d’Ain Sebaâ Hay Mohammadi fête ses 100 ans


Rédigé par Kawtar Chaat le Mardi 24 Mai 2022

Après un report de deux ans, la célébration des 100 ans de la zone industrielle d’Ain Sebaâ Hay Mohammadi a eu lieu aujourd’hui à Casablanca, en présence de Ryad Mezzour, ministre de l'Industrie et du Commerce. Une occasion pour rappeler les pilier et les défis de la relance industrielle au Maroc.



Lors de la célébration des 100 ans de la zone industrielle d’Ain Sebaâ Hay Mohammadi, qui contribue à hauteur de 46% de la production industrielle nationale et emploie 42 % de la main d’œuvre de la région du Grand Casablanca-Settat, les acteurs industriels ont souligné la nécessité de renforcer la compétitivité du secteur en ouvrant la voie à l’apparition de nouvelles filières tournées vers l’avenir.

 

« En se regroupant dans la zone industrielle, les entreprises avaient pour objectifs de d’œuvrer à côté des décideurs territoriaux pour l’amélioration de l’infrastructure de la zone, mais également de faire plus de networking entre eux pour partager les bonnes pratiques », a déclaré Mohammed FIKRAT, président de l'Association de la zone industrielle d'Ain Sebaâ Hay Mohammadi « AZIAN », notant que cette zone dispose d’une superficie de 435 Hectares et regroupe plus de 500 entreprises autour de 30 branches d’activités.

 

Le président a appelé le ministère de tutelle à renforcer le contrôle pour faire en sortes que les stratégies adoptées pour renforcer le tissu industriel soient adoptées par les parties concernées.

 

La célébration qui était prévue en avril 2020 couronne un siècle de travail acharné durant lequel les géants de l’industrie marocaine ont vu le jour et se sont développé, et constitue une occasion pour mettre en valeur les potentialités de cette zone pour crée plus de valeur et plus d’emplois.

 

S’exprimant lors de cet événement, Ryad Mezzour, ministre de l'Industrie et du Commerce a déclaré que « cette zone était le plus gros poumon économique du Maroc mais au fur et à mesure cela a changé. Beaucoup de choses ont changé en bien, beaucoup d’industries polluantes ont quitté et beaucoup se sont mises en normes mais on n’a pas encore fini, car Casablanca n’est pas morte industriellement ».

 

Le ministre a saisi cette occasion pour appeler les opérateurs industriels à s’attacher aux potentialités de la zone industrielle d’Ain Sebaâ Hay Mohammadi pour promouvoir ses écosystèmes et pour éviter que le scénario de des industries de Fès, qui était un véritable pôle industriel, se reproduise, soulignant que le Maroc est considéré désormais parmi les industries les plus dynamiques au monde.

 

La cérémonie a été marquée par la signature de six conventions, notamment avec l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion de Travail (OFPPT) et l’Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC), l’Agence Nationale de lutte contre l’Analphabétisme pour consolider les opportunités, l'Université Mundiapolis.

 

L’innovation industrielle au cœur du débat

 

En effet, la nécessité de réduire les changements climatiques induits par l'homme, tout en évitant le ralentissement de la croissance économique, est cruciale pour maintenir une croissance économique durable. Afin d'obtenir cet effet gagnant-gagnant, le développement de solutions technologiques favorisant la création et en même temps répondant aux problèmes environnementaux est devenu primordial.

 

Dans ce sens, Smail Kabbaj, Directeur de l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Casablanca (ENCGC), a souligné la nécessité de stimuler la recherche scientifique et universitaire dans le secteur industriel afin de renforcer les investissements locaux aux systèmes d'innovation et permettre la participation aux réseaux mondiaux d'innovation, rappelant que la tutelle a adopté une démarche participative pour mettre en avant l'innovation.

 

« Aujourd'hui on est dans une ère d'innovation, il y a des milliers de métiers qui apparaissent et des milliers de métiers qui disparaissent, et il faut suivre cette dynamique », précise-t-il, notant qu’il faut renforcer l'intégration professionnelle de nos jeunes.