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L'Opinion : Acte II pour le Gazoduc Maroc-Nigeria


Rédigé par Amine ATER le Dimanche 1 Mai 2022



L'Opinion : Acte II pour le Gazoduc Maroc-Nigeria
Rabat et Abuja viennent de franchir une nouvelle étape préalable au démarrage effectif du chantier du Gazoduc Maroc-Nigeria (GMN), en décrochant une enveloppe de 14,3 millions de dollars de l’OPEC. Un financement qui sera destiné à la deuxième phase de l’étude d’avant-projet détaillée, ou Front-End Engineering Design (FEED), du pipeline qui reliera les gisements nigérians au littoral méditerranéen du Nord du Royaume. Après la Banque Islamique de Développement (BID), c’est au tour de l’OPEC Fund, bras de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, d’apporter son soutien au projet de gazoduc.

Au moment où Alger tente de remettre sur le devant de la scène son projet de pipeline avec le Nigeria qui traîne dans les tiroirs depuis les années 1980, le tracé ouest-africain défendu par Rabat maintient le cap et a déjà soumissionné le bureau australien d’études et de conseil en ingénierie Worley Parsons pour mener les travaux de conception et d’ingénierie du GMN.

L’option algérienne n’a, rappelons-le, pour principal atout que le facteur géographique avec un tracé de 4.128 km comparé au 7.000 km du GMN, mais le gazoduc Trans-saharien devra traverser des zones non sécurisées, depuis le delta du Niger où les installations d’extraction d’hydrocarbures font face à des opérations de sabotage chronique, en passant par le Nord du Niger où sévissent les rebelles touaregs et les organisations terroristes, avant d’atteindre le désert algérien connu pour être un sanctuaire de groupes islamistes.

Le GMN, de son côté, devrait mettre en place un catalyseur pour l’intégration et le développement économique et social de l’ensemble des 14 pays qu’il devrait traverser, y compris le Maroc. Sans oublier le facteur de la guerre en Ukraine, dont la principale retombée reste la décision de l’Union Européenne de diversifier ses sources d’approvisionnement en énergie, de manière à diluer dans un premier temps les expéditions russes qui représentent près de 50% des importations européennes en gaz et pétrole avant de s’en passer totalement à long terme.

Le GMN et son potentiel d’importation exponentielle avec l’apparition de plusieurs gisements tout au long de la côte ouest-africaine, représentent un atout de taille pour Bruxelles qui pourrait également se joindre à la BID et à l’OPEC pour sécuriser l’une de ses meilleures options à moyen terme pour mettre fin à sa dépendance aux gisements russes.



Amine ATER



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