- La CAN 2025 est-elle un véritable levier de croissance pour le secteur hôtelier, particulièrement en cette période de fin d’année ?
- Absolument. La CAN 2025 représente une opportunité exceptionnelle de dynamiser nos revenus. Historiquement, le mois de décembre correspond à la basse saison pour des destinations comme Rabat ou Casablanca. Cette année, l’événement inverse la tendance avec un taux de captage extrêmement élevé. À Rabat, les établissements 5 étoiles affichent complet grâce à l’accueil des délégations officielles et des équipes. Les segments 3 et 4 étoiles ne sont pas en reste, bénéficiant d’une forte demande liée aux supporters, notamment lors des matchs du Maroc. Ce dynamisme profite également aux autres villes hôtes comme Tanger, Marrakech, Fès et Agadir. Nous avons déjà le plaisir d’accueillir de nombreux supporters africains, notamment des délégations algériennes et congolaises, ce qui crée une effervescence inédite.
- Comment l’ARIH s’est-elle préparée pour garantir un accueil à la hauteur de cet événement ?
- L’anticipation a été le maître- mot. L’association a déployé un programme de formation intensif sur quatre jours pour préparer les équipes de terrain. Nous avons mis l’accent sur quatre piliers fondamentaux : l’accueil, l’hygiène, la sécurité et les normes HACCP. L’enjeu est stratégique car le Maroc, traditionnellement tourné vers le tourisme d’affaires et de loisirs européen, s’ouvre massivement au marché africain. Cette CAN fait office de test grandeur nature avant la Coupe du Monde 2030. C’est le moment de prouver notre excellence opérationnelle à tous les niveaux.
- Quelles sont les spécificités de ce marché africain que vous évoquez ?
- La clientèle africaine et sub-saharienne a des attentes spécifiques, notamment en matière de gastronomie et d’expériences culturelles. Pour pérenniser ce flux, nous devons activer deux leviers. D’abord, la connectivité aérienne. Car il est crucial de multiplier les lignes directes entre les grandes capitales africaines et nos villes marocaines. Et puis le tourisme spirituel. Nous avons une carte maîtresse avec la Zawiya Tijaniyya à Fès, qui attire une clientèle fidèle et régulière. En capitalisant sur ce patrimoine, nous créons une offre unique qui génère des revenus constants.
- La région de Rabat dispose de 12.000 lits. Est-ce suffisant pour répondre aux ambitions futures ?
- Pour l’instant, c’est clairement insuffisant au regard de l’ampleur des événements que nous accueillons. Si nous avons la chance d’avoir des enseignes internationales de haut niveau, le futur nous impose une accélération de l’offre. Nous devons encourager de nouvelles ouvertures, tant par des chaînes internationales que par des investisseurs locaux, pour répondre à la pression de la de- mande qui ne cessera de croître d’ici 2030.
- Quelle est la valeur ajoutée réelle de la CAN pour l’hôtellerie marocaine ?
- La CAN est un événement phare qui permet à nos hôteliers de se familiariser avec la gestion des flux de masse et les exigences des grands événements sportifs continentaux. C’est un exercice de montée en compétences indispensable. Au-delà des chiffres, c’est une étape de préparation psychologique et technique cruciale pour réussir le défi de la Coupe du Monde 2030.
- Sur le plan statistique, 2025 semble être une année record pour le Maroc. Quels sont vos objectifs ?
- C’est une année historique. Nous avons déjà franchi la barre des 18 millions de touristes à fin novembre 2025, dépassant large- ment les 17,4 millions de l’année précédente. Notre ambition est désormais d’atteindre, voire de dépasser, les 20 millions de visiteurs d’ici la fin décembre. C’est une performance extraordinaire qui surpasse toutes nos projections initiales et confirme le changement de dimension du tourisme marocain.
- Absolument. La CAN 2025 représente une opportunité exceptionnelle de dynamiser nos revenus. Historiquement, le mois de décembre correspond à la basse saison pour des destinations comme Rabat ou Casablanca. Cette année, l’événement inverse la tendance avec un taux de captage extrêmement élevé. À Rabat, les établissements 5 étoiles affichent complet grâce à l’accueil des délégations officielles et des équipes. Les segments 3 et 4 étoiles ne sont pas en reste, bénéficiant d’une forte demande liée aux supporters, notamment lors des matchs du Maroc. Ce dynamisme profite également aux autres villes hôtes comme Tanger, Marrakech, Fès et Agadir. Nous avons déjà le plaisir d’accueillir de nombreux supporters africains, notamment des délégations algériennes et congolaises, ce qui crée une effervescence inédite.
- Comment l’ARIH s’est-elle préparée pour garantir un accueil à la hauteur de cet événement ?
- L’anticipation a été le maître- mot. L’association a déployé un programme de formation intensif sur quatre jours pour préparer les équipes de terrain. Nous avons mis l’accent sur quatre piliers fondamentaux : l’accueil, l’hygiène, la sécurité et les normes HACCP. L’enjeu est stratégique car le Maroc, traditionnellement tourné vers le tourisme d’affaires et de loisirs européen, s’ouvre massivement au marché africain. Cette CAN fait office de test grandeur nature avant la Coupe du Monde 2030. C’est le moment de prouver notre excellence opérationnelle à tous les niveaux.
- Quelles sont les spécificités de ce marché africain que vous évoquez ?
- La clientèle africaine et sub-saharienne a des attentes spécifiques, notamment en matière de gastronomie et d’expériences culturelles. Pour pérenniser ce flux, nous devons activer deux leviers. D’abord, la connectivité aérienne. Car il est crucial de multiplier les lignes directes entre les grandes capitales africaines et nos villes marocaines. Et puis le tourisme spirituel. Nous avons une carte maîtresse avec la Zawiya Tijaniyya à Fès, qui attire une clientèle fidèle et régulière. En capitalisant sur ce patrimoine, nous créons une offre unique qui génère des revenus constants.
- La région de Rabat dispose de 12.000 lits. Est-ce suffisant pour répondre aux ambitions futures ?
- Pour l’instant, c’est clairement insuffisant au regard de l’ampleur des événements que nous accueillons. Si nous avons la chance d’avoir des enseignes internationales de haut niveau, le futur nous impose une accélération de l’offre. Nous devons encourager de nouvelles ouvertures, tant par des chaînes internationales que par des investisseurs locaux, pour répondre à la pression de la de- mande qui ne cessera de croître d’ici 2030.
- Quelle est la valeur ajoutée réelle de la CAN pour l’hôtellerie marocaine ?
- La CAN est un événement phare qui permet à nos hôteliers de se familiariser avec la gestion des flux de masse et les exigences des grands événements sportifs continentaux. C’est un exercice de montée en compétences indispensable. Au-delà des chiffres, c’est une étape de préparation psychologique et technique cruciale pour réussir le défi de la Coupe du Monde 2030.
- Sur le plan statistique, 2025 semble être une année record pour le Maroc. Quels sont vos objectifs ?
- C’est une année historique. Nous avons déjà franchi la barre des 18 millions de touristes à fin novembre 2025, dépassant large- ment les 17,4 millions de l’année précédente. Notre ambition est désormais d’atteindre, voire de dépasser, les 20 millions de visiteurs d’ici la fin décembre. C’est une performance extraordinaire qui surpasse toutes nos projections initiales et confirme le changement de dimension du tourisme marocain.






















