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Edito & Chronique

Informel dans le tourisme : la rupture comme unique alternative


Rédigé par Amine ATER le Mercredi 15 Décembre 2021


Informel dans le tourisme : la rupture comme unique alternative
Inscrit à l’ordre du jour des deux Chambres parlementaires, l’informel est de nouveau au centre des débats. Preuve en est l’auto-saisine du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) qui a dressé une liste de recommandations pour atteindre la tolérance zéro dans la lutte contre l’informel. Il n’empêche qu’il existe un secteur dont la partie informelle n’est que rarement abordée, à savoir le tourisme qui a été ravagé par la pandémie.

En l’espace de 21 mois, le nombre d’arrivées de touristes a fondu passant de 13 à 3,7 millions, soit une perte de 50 milliards de DH ! Face à cette situation inédite, le secteur, comme sa tutelle, est condamné à revoir en profondeur le business model de la destination Maroc et réinventer le segment local dont l’offre s’est révélée incapable de prendre la relève de la demande étrangère. Le tourisme domestique demeure le parent pauvre du secteur.

Depuis le fameux plan Kounouz Biladi, l’ensemble des parties prenantes du secteur n’ont toujours pas réussi à élaborer une offre adaptée aux habitudes de consommation des Marocains ni à proposer des tarifs accessibles pour les touristes locaux, notamment pour les hôtels et Palaces. La nature ayant horreur du vide, l’informel, ou la location chez l’habitant, continue d’être l’unique alternative pour le touriste local.

Une « alternative » qui, pour beaucoup, est devenue l’unique option, vu que le prix moyen de la nuitée pour la location d’un appartement meublé dans une destination comme Marrakech, Tétouan, Agadir, Tanger ou Essaouira demeure plus compétitif que le prix d’une nuitée dans un établissement hôtelier.

Pour l’heure, la mise en place d’une alternative formelle reste loin d’être réalisable, alors que la perturbation des flux de transports internationaux causée par l’apparition de nouveaux variants, dont le dernier en date vient d’être officiellement détecté au Royaume, ne fait que renforcer l’incertitude qui caractérise le secteur depuis près de 2 ans. L’enjeu de la relance ne peut être que local et formel, ce qui reste tributaire d’une rupture brutale mais nécessaire avec les pratiques informelles. 


Amine ATER

  



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