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IEF 2022 : Rabat a perdu les bénéfices des ALE durant les 5 dernières années


Rédigé par A. CHANNAJE le Dimanche 3 Juillet 2022

Le score de liberté économique du Maroc est de 59,2, ce qui fait de son économie la 97ème plus libre de l’«Index of Economic Freedom 2022» (Indice de liberté économique 2022) qui mesure la liberté économique dans 177 pays.



IEF 2022 : Rabat a perdu les bénéfices des ALE durant les 5 dernières années
Comme dans les rapports précédents, 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories, ont été utilisés pour établir cet index, fraîchement dévoilé par The Heritage Foundation, un think tank américain conservateur, basé à Washington. Il s’agit notamment de : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire), la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale), l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire), et les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d’investissement, la liberté financière).

Sur la base des scores obtenus (de 0 à 100), les pays sont rangés en cinq catégories en fonction du niveau de liberté estimé de l’économie. Les pays ayant enregistré les scores les plus élevés (entre 80 et 100) sont considérés comme économiquement « libres ». Suivent, de façon décroissante, les économies « globalement libres », puis celles « modérément libres ». Viennent ensuite les pays avec « peu de liberté » économique, et enfin les pays dits « répressifs » en la matière.

Le Maroc, 1er au Maghreb et 11ème en Afrique

Selon la Fondation « Heritage », le Maroc est classé 6ème parmi 14 pays de la région MENA, et son score global est supérieur à la moyenne régionale (56,9) mais inférieur à la moyenne mondiale (60). La première place revient aux Emirats Arabes Unis (33ème mondial), suivis d’Israël (43ème) et du Qatar (44ème). Par rapport à ses voisins du Maghreb, le Maroc les dépasse de loin : Mauritanie (119ème), Tunisie (128ème), et Algérie (167ème).

Pour la Libye, ce classement ne l’a pas prise en considération en raison du manque de données fiables. Au niveau africain, l’Île Maurice est 1ère (30ème mondiale), suivie du Cap Vert (49ème) et du Botswana (61ème). Pour le Maroc, il est en 11ème position. Au niveau mondial, les seules économies considérées comme véritablement « libres » et occupant de ce fait la tête du classement sont respectivement Singapour (1er), la Suisse (2ème), l’Irlande (3ème), la Nouvelle Zélande (4ème) et le Luxembourg (5ème). Le dernier de ce classement est la Corée du Nord. Elle est alors le pays le moins libre du monde en matière de liberté économique pour ses citoyens et ses entreprises.

Pour le Maroc, the Heritage Foundation souligne que les cinq dernières années ont été une période de croissance lente pour l’économie. Malgré cela, elle estime qu’une tendance à la croissance modérée de la liberté économique au cours de ces cinq années a été brisée. « Alourdi par de faibles scores d’efficacité judiciaire et de santé budgétaire, le Maroc a enregistré une perte globale de liberté économique de 2,3 points depuis 2017 et est passé de la catégorie « Modérément libre » à la catégorie « Plutôt non libre » », estime la même source.

Le bureau d’étude US fait remarquer, par ailleurs, que « les droits de propriété au Maroc sont reconnus, mais le système d’enregistrement foncier n’est pas totalement transparent ». Autre constat soulevé : le taux d’imposition fiscale sur le revenu, qui est de 38%, est plus élevé. Idem pour le taux d’imposition sur les sociétés qui est de 31%. Les autres taxes comprennent une taxe sur la valeur ajoutée. La charge fiscale globale équivaut à 27,8% du revenu intérieur total. Les dépenses publiques ont représenté 31,8% du PIB au cours des trois dernières années, et les déficits budgétaires ont atteint en moyenne 5,2% du PIB. La dette publique équivaut à 76,1% du PIB, affirme le think tank US.

Coopération régionale

La Fondation « Heritage »prévoit, par ailleurs, que les accords de normalisation d’Israël de 2020 avec le Maroc devraient encourager une plus grande coopération régionale en matière de commerce, d’investissement, de tourisme, de technologie et de stratégie. Elle fait savoir, dans le même sillage, que le Royaume a neuf accords commerciaux préférentiels en vigueur.

« Le taux de droit moyen pondéré en fonction des échanges est de 10,7% et 49 mesures non tarifaires sont en vigueur. Les investissements étrangers sont les bienvenus, mais les restrictions sectorielles persistent, en particulier dans les domaines où l’État conserve un monopole. Avec l’augmentation progressive de l’intermédiation financière, le secteur financier concurrentiel continue de croître et offre une gamme d’options de financement », est-il indiqué.



A. CHANNAJE








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