Au cœur de cette fresque ambitieuse, Anderson ausculte les dérives idéologiques des États-Unis à travers la traque d’anciens militants révolutionnaires d’extrême gauche par un suprémaciste blanc. Un dispositif narratif frontal, salué par la profession pour sa capacité à traduire à l’écran les tensions politiques et sociales qui traversent l’Amérique actuelle. Sur scène, le réalisateur a insisté sur la dimension profondément personnelle de son travail, évoquant un film façonné par le plaisir de créer et par un rapport intime au cinéma.
La reconnaissance critique s’est également traduite sur le terrain de l’interprétation. Teyana Taylor a été distinguée pour son rôle d’activiste radicale, héritière d’une tradition militante afro-américaine, décrochant le Golden Globe du meilleur second rôle féminin. Une performance unanimement saluée pour son intensité et sa charge symbolique.
Dans la catégorie du meilleur acteur dans une comédie, la statuette est revenue à Timothée Chalamet pour Marty Supreme. À contre-courant des pronostics, l’acteur franco-américain a devancé Leonardo DiCaprio, pourtant très présent dans Une bataille après l’autre. Chalamet y incarne un joueur de ping-pong obsédé par la réussite, dans une composition qui mêle ambition dévorante et fragilité psychologique. Un rôle qui confirme son positionnement comme l’une des figures centrales de sa génération.
La reconnaissance critique s’est également traduite sur le terrain de l’interprétation. Teyana Taylor a été distinguée pour son rôle d’activiste radicale, héritière d’une tradition militante afro-américaine, décrochant le Golden Globe du meilleur second rôle féminin. Une performance unanimement saluée pour son intensité et sa charge symbolique.
Dans la catégorie du meilleur acteur dans une comédie, la statuette est revenue à Timothée Chalamet pour Marty Supreme. À contre-courant des pronostics, l’acteur franco-américain a devancé Leonardo DiCaprio, pourtant très présent dans Une bataille après l’autre. Chalamet y incarne un joueur de ping-pong obsédé par la réussite, dans une composition qui mêle ambition dévorante et fragilité psychologique. Un rôle qui confirme son positionnement comme l’une des figures centrales de sa génération.
Hamnet l’emporte sur le terrain du drame
Donnée favorite dans la catégorie du meilleur film dramatique, Sinners de Ryan Coogler n’a finalement pas remporté la récompense suprême. Ce film d’époque, ancré dans le Sud ségrégationniste des années 1930 et traversé par une esthétique empruntant au cinéma fantastique, repart toutefois avec deux distinctions : la meilleure performance au box-office et la meilleure musique originale.
C’est Hamnet, de Chloé Zhao, qui a été sacré meilleur film dramatique. La réalisatrice y propose une relecture intime et fictive du deuil de William et Agnes Shakespeare après la mort de leur fils. Jessie Buckley, qui incarne l’épouse du dramaturge, a été récompensée du Golden Globe de la meilleure actrice dramatique, consacrant une interprétation saluée pour sa sobriété et sa profondeur émotionnelle.
Un palmarès ouvert sur le cinéma international
Parmi les autres faits marquants de la soirée, L’Agent secret s’est imposé comme l’un des grands gagnants du versant international. Le film brésilien a remporté le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère et celui du meilleur acteur dramatique pour Wagner Moura. Ce dernier y campe un ancien universitaire traqué sous la dictature militaire des années 1970, dans un récit centré sur la mémoire, la transmission et les traumatismes politiques.
Côté comédie, Rose Byrne a créé la surprise en décrochant le prix de la meilleure actrice pour If I Had Legs I’d Kick You, portrait d’une mère confrontée à l’épuisement émotionnel et social, salué pour son réalisme sans concession.
Le palmarès a également distingué Stellan Skarsgård, meilleur second rôle masculin pour Valeur sentimentale, ainsi que le film d’animation KPop Demon Hunters, production Netflix récompensée à la fois pour l’animation et la meilleure chanson originale.
Au-delà des récompenses, la soirée a été marquée par une tonalité ouvertement politique. Plusieurs invités arboraient des badges en hommage à Renee Nicole Good, tuée à Minneapolis lors d’une intervention policière liée à l’immigration. La maîtresse de cérémonie, Nikki Glaser, n’a pas hésité à ironiser sur l’actualité judiciaire américaine, notamment autour de la gestion du dossier Epstein par l’administration fédérale.























