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Etude HCP : Que veulent les Marocains pour l’après confinement ?


Rédigé par A. CHANNAJE le Mercredi 22 Juillet 2020

A la veille de la levée du confinement, 45,7% des Marocains âgés de 15 ans et plus ont l’intention de rendre visite à leurs familles, souligne le HCP qui vient de publier le 2ème panel sur l’impact du Covid-19 sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages.



Etude HCP : Que veulent les Marocains pour l’après confinement ?
Mené du 15 au 24 juin dernier auprès d’un échantillon représentatif de 2.169 ménages, ce panel fait apparaître également que 8,7% des Marocains projettent des activités de loisirs en plein air (10,9% en milieu urbain et 4,8% en milieu rural). Cette intention est partagée à égalité entre hommes (8,9%) et femmes (8,6%) et tend à diminuer selon l’âge, passant de 15,2% parmi les adolescents de 15 à 17 ans à 6,1% parmi les personnes âgées.

Pour 8% de Marocains, poursuit le HCP, les sorties et rencontres avec les amis s’inscrivent comme premières activités envisagées après la levée du confinement, plus particulièrement par les jeunes de 18 à 24 ans (20,2%) et les adolescents de 15 à 17 ans (15,2%).

L’exercice d’activités sportives est la première chose à faire pour 5,2% de Marocains, 19,2% parmi les enfants de 15 à 17 ans, relève la même source.

Par ailleurs, aller à la mosquée pour la prière est citée par 6% des interrogés comme première activité envisagée après la levée de l’état d’urgence sanitaire, particulièrement parmi les personnes âgées (15,5%) et les hommes (10%).

En revanche, 7,7% n’ont aucune intention d’entreprendre des activités sociales après la levée du confinement, 12% parmi les 20% les plus défavorisés, 11,4% parmi les exploitants agricoles et 12,2% parmi les ouvriers non agricoles.

Intention de voyager

Autre résultat mis en lumière par le HCP : 26,1% des ménages ont l’intention de voyager une fois l’état d’urgence sanitaire levé. Une proportion qui varie de 13,1% parmi les 20% les plus pauvres à 45% parmi les plus aisés, précise-t-on.

Par contre, 71,5% de ménages ne comptent pas voyager pendant les prochaines vacances d’été ; les ruraux plus que les citadins, respectivement 80,6% et 67,3%.

Une écrasante majorité (78,9%) des ménages ayant l’intention de voyager compte séjourner chez la famille. Les autres options prévues sont les maisons de location (8,2%), les logements secondaires (4,1%), les centres d’estivage (3,2%) et les hôtels ou résidences hôtelières (3%), est-il indiqué.

Pour les ménages n’ayant pas l’intention de voyager pendant les prochaines vacances d’été, la première raison est le manque de moyens avec 39,4% des cas. La seconde raison est que les membres du ménage ne sont pas habitués à voyager pendant les vacances (avec 26,1%, 36,1% parmi les ruraux et 38,3% parmi les 20% les plus défavorisés). La crainte d’être contaminé par la Covid-19 constitue la troisième raison avec 15,3%, 21,1% parmi les ménages aisés et 31,2% parmi ceux dont le chef a un niveau d’enseignement supérieur.

Changement de logements

Le document du HCP fait ressortit également que 96,4% des ménages (95,1% en milieu urbain et 99,3% en milieu rural) ne comptent pas changer leurs logements pour minimiser le risque de contamination ou améliorer leurs conditions de vie en cas d’une éventuelle crise sanitaire. En revanche, parmi les 3,6% des ménages qui anticipent un tel changement, 1,2% opteraient pour un logement indépendant, 1,1% un logement dans un espace éloigné du centre-ville, 0,7% une résidence avec un espace vert et 0,6% un logement plus spacieux.

Il est souligné, par ailleurs, que près de la moitié des ménages a confiance en les pouvoirs publics pour déconfiner la population de manière satisfaisante. Une confiance qui varie, toutefois, selon les domaines d’intervention. Pour le retour des travailleurs à leurs lieux de travail, 55% des ménages sont totalement confiants, 27,5% peu confiants et 4,8% pas du tout confiants.

Pour l’aide aux secteurs économiques les plus touchés, 45,8% totalement confiants, 30,2% peu confiants et 7,5% pas du tout confiants. Pour l’application des mesures de protection dans les lieux publics (restaurants, cafés, marchés…), 50,3% totalement confiants, 28,9% peu confiants et 10,6% pas du tout confiants.

Pour assurer les meilleures conditions au déroulement des examens scolaires, 54,4% totalement confiants, 21,8% peu confiants et 3,7% pas du tout confiants.

Pour une meilleure organisation des transports en commun, 45,4% totalement confiants, 32,3 % peu confiants et 12,4% pas du tout confiants.

Gestes barrières

Par ailleurs, pendant le déconfinement, 95,1% des ménages continueront à adopter les gestes barrières pour se prémunir contre la Covid-19.

Les pratiques prophylactiques consistent à se laver les mains avec du savon pour 87% des ménages, porter des masques ou bavettes (78%), éviter les poignées de main et les salutations physiques (47%), garder une distance de sécurité avec les autres personnes (31%), désinfecter régulièrement les surfaces et les objets susceptibles d’être infectés (27%) et éviter les points de vente (25%).

D’autres précautions seront également adoptées, parmi elles : limiter les sorties du domicile pour 20% des ménages et éviter de toucher les objets et surfaces dans les lieux publics (13%).

En revanche, 4,9% des ménages, ou 414.000, déclarent qu’ils n’adopteront aucune mesure préventive, 7,1% en milieu rural et 4% en milieu urbain. Près de la moitié d’entre eux (48%) appartient aux 40% des ménages les plus défavorisés, 20% à ceux dirigés par une personne inactive, 17,2% par un ouvrier et 15% par un exploitant agricole.

Personnes à protéger

Au lendemain du confinement sanitaire, le HCP estime que les mesures prophylactiques de protection contre la pandémie doivent rester de mise et constituer une priorité absolue, notamment pour les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques. A ce titre, 47% des chefs de ménage estiment que les personnes ayant des maladies chroniques ou respiratoires devraient rester à domicile entourées des soins nécessaires.

40% considèrent, quant à eux, que les personnes âgées doivent continuer à se protéger, comme en période de confinement, et à adopter les mesures prophylactiques requises.

Enfin, 7% s’accordent sur la nécessité de garder les enfants à la maison et les entourer de plus de soin.
 
A. CHANNAJE

Repères

Relance du tourisme
Afin de relancer le tourisme national, le HCP indique que plusieurs mesures sont proposées par les ménages : désinfecter et aseptiser régulièrement les sites touristiques pour 52,3% des ménages, contrôler l’application des mesures de protection dans les résidences de location (37,5%), renforcer les mesures de contrôle du personnel et des clients (34,2%), mettre les masques et les produits désinfectants à la disposition des clients (32,3%), lancer des offres promotionnelles (30,8%), réduire le nombre de clients (25,5%) et renforcer la communication afin de rétablir la confiance des clients (18%).
Dépistage et vaccin
87,3% des Marocains accepteraient de faire un test de dépistage de la Covid-19 et 10,2% le refuseraient, les citadins (11,6%) plus que les ruraux (7%), les femmes (16,2%) plus que les hommes (8,7%) et les personnes âgées (14%) plus que les jeunes de 15 à 29 ans (8,3%), selon le HCP.Près de 2,5% des ménages ont au moins un membre ayant subi un test de dépistage Covid-19. De même, si un vaccin contre la Covid-19 était disponible, 68,6% des Marocains l’auraient utilisé certainement et 20,4% probablement. Au total, 89% des ménages accep-teraient d’être vaccinés, 87% de citadins et 93,4% de ruraux.
Covid-19, réseaux familiaux et connaissances
Au terme de la 3ème semaine du mois de juin, une infime minorité de 2,2% des ménages rapporte un cas confirmé de Covid-19 au sein de leurs réseaux familiaux, 5,4% dans leur environnement géographique immédiat et 1,9% parmi leurs connaissances (amis ou collègues).On pourrait en déduire, ainsi, que 90,5% des ménages n’ont enregistré, jusqu’ici, aucun cas confirmé ni dans leurs réseaux familiaux ni dans leurs environnements géographiques immédiats ni parmi leurs connaissances. Cette proportion est plus élevée en milieu rural (94,8%) qu’en milieu urbain (88,4%).

  


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