Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Enseignement supérieur : Augmentation des bourses estudiantines en 2022


Rédigé par Anass Machloukh le Lundi 8 Novembre 2021

Près de 1,2 million d’étudiants marocains sont inscrits dans les universités du Royaume, en majorité dans le secteur public. Grâce à une augmentation du budget alloué à l’enseignement supérieur, le ministère de tutelle prévoit une hausse des bourses académiques. Afin d’améliorer le niveau de l’université, le ministère compte également commencer l’exécution des recommandations du nouveau modèle de développement. Détails.




Cette année, dans le cadre du projet de loi des Finances 2022, le gouvernement a augmenté le budget alloué à l’enseignement supérieur à 2 MMDH. Le ministre de tutelle Abdelatif Miraoui l’a annoncé aux députés de la Commission compétente à la Chambre des représentants. Les ressources supplémentaires seront déboursées pour booster les bourses estudiantines qui vont augmenter, cette année, de 2%, par rapport à l’an passé. Ainsi, les bourses mises à disposition des étudiants vont passer de 395.000 à 402.000.

Selon les chiffres du ministère, près de 1,2 million étudiants sont inscrits dans les différents établissements universitaires que ce soit du secteur public ou du privé, le nombre des étudiants a augmenté de 8,5% en 2022. L’enseignement public absorbe la majorité des étudiants (95%), tandis que le secteur privé en abrite 5%. 931.019 sont répartis sur les établissements à accès ouvert et 145.616 se trouvent dans les écoles à accès régulé. Les facultés des sciences sociales comptent le plus d’étudiants (473.544), soit 50,9%, suivi des facultés des lettres et sciences humaines qui abritent 224.655 (24,1%).

Le nombre des professeurs a également augmenté mais pas proportionnellement à celui des étudiants. Les professeurs ont augmenté de 4%  avec l’arrivée de 616 nouveaux enseignants.  Désormais, Le corps professoral comprend 15. 826 enseignants au lieu de 15.210 en 2021. Par contre, le nombre des étudiants a augmenté de 9%. Ceci n’a pas empêché d’améliorer légèrement le taux d’encadrement de 3 points.   

En général, la formation d’un étudiant marocain coûte environ 10.000 dirhams par an, selon le ministre. Ce chiffre est en dessous du niveau européen sachant que des pays comme l’Espagne qui débourse  annuellement plus de 10.000 euros, soit l’équivalent de 100.000 dirhams, pour la formation de chaque étudiant.

Compte tenu de l’importance de la formation supérieure, l’Exécutif est déterminé à concrétiser les recommandations du  nouveau modèle de développement,  que le ministre Abdelatif Miraoui connait par cœur vu qu’il fut membre de la Commission présidée par Chakib Benmoussa. Le ministère compte focaliser ses efforts dans l’amélioration du parcours universitaire des étudiants pour l’enrichir par de nouvelles activités artistiques, sportives et d’autres activités relatives au de développement personnel (Power-skills). En parallèle, le ministère veut, en plus de la numérisation des universités, développer le dispositif d’orientation et promouvoir la mobilité des étudiants aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.

Par ailleurs, le Maroc s’est d’ores et déjà lancé dans une réforme profonde du système pédagogique, en mettant en place le système de Bachelor, qui devrait remplacer la licence traditionnelle. Une volonté de hisser l’université marocaine au niveau international.
 
Dans le cadre du renforcement de la proximité entre l’université et le monde du travail, un crédit impôt-recherche sera mis en place, selon Abdelatif Miraoui. Ce mécanisme fiscal consiste à accorder des exonérations fiscales en profit des entreprises qui se consacrent à la recherche scientifique et à l’innovation.
 

  


Dans la même rubrique :
< >