Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Conso & Bien-Être

Enfants et confinement : Attention aux écrans !


Rédigé par Meryem EL BARHRASSI le Vendredi 15 Mai 2020

Pendant le confinement, beaucoup de parents autorisent leurs enfants à passer plus de temps sur les écrans pour faciliter le lien avec l’école et les amis. Une source d’évasion pour les enfants, mais qui peut devenir une mauvaise habitude.



Enfants et confinement : Attention aux écrans !
Confinement oblige, les écrans prennent une place d’autant plus importante dans le quotidien. Un petit dessin animé par-ci pendant les heures de télétravail, un jeu vidéo par-là, le temps de souffler pendant ces journées passées chez soi pour endiguer l’épidémie de Coronavirus. Les enfants sont contents et les parents gagnent du temps.

Pour des parents en télétravail, mettre son enfant devant un dessin-animé peut vite devenir une solution de facilité pour avoir un moment de tranquillité.Toutefois, un bon nombre d’experts alertent depuis plusieurs années sur le temps passé devant les écrans par nos enfants.

À cet égard, le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle (CSCA) alerte sur la surconsommation médiatique du jeune public pendant le confinement.Le Conseil pointe du doigt les risques d’accoutumance sur le long terme. En effet, le déficit d’éducation aux médias et à la communication du jeune public peut ouvrir la voie à toutes les dérives, mais aussi à l’exposition en permanence d’un contenu anxiogène actuellement focalisée sur la pandémie. Il est également nécessaire de porter une attention particulière à la prolongation du temps d’écran induite par l’augmentation générale de la consommation de médias pendant le confinement. Ainsi, qu’à l’usage fait par les enfants et les adolescents de ce temps d’écran.

Le CSCA recommande également que l’encadrement familial de la consommation médiatique doit non seulement contribuer à limiter le temps d’écran des enfants, mais, doit également instaurer une distinction claire entre l’usage éducatif et l’usage de loisir.

Fixer un emploi du temps

Selon Dr Ghizlane Benamar, pédopsychiatre, cette crise est une bonne occasion pour repenser les usages des écrans : éducatif, récréatif et nocif. Les parents doivent avant tout délimiter les frontières. Il faut garder des repères avec les adaptations nécessaires dues au confinement. L’idée est d’établir un emploi du temps, avec les horaires de réveil et de coucher, comme s’il fallait aller à l’école, avec du temps pour le travail et les loisirs. « Il faut donner un rythme aux journées répétitives du confinement », recommande la spécialiste.

La pédopsychiatre estime qu’il va falloir que les familles fixent un planning avec des temps d’écran et des temps sans écran. Puis des temps d’écran de travail et des temps d’écran de loisir. Et aussi des temps d’écran solitaire et des temps d’écran partagé.

Créer des interactions en famille

Pour Dr Benamar, il faut bien expliquer en amont aux enfants qu’ils ont droit aux écrans à des moments précis, et sur un temps annoncé. « Prévenez-les un peu à l’avance que leur temps de connexion va bientôt prendre fin. Il est préférable de leur dire qu’ils devront couper leur jeu une fois la partie finie, plutôt que dans un temps imparti, l’objectif étant de limiter au maximum la frustration », insiste la spécialiste. Les écrans peuvent également créer des interactions dans la vie réelle, quand ils sont utilisés en famille. « N’hésitez pas à rester avec vos petits devant les dessins animés, pour pouvoir les commenter avec eux, être sûr que tout se passe bien. Pour les plus grands, un film familial, le week-end, par exemple, peut permettre de se détendre tous ensemble », ajoute Dr Benamar.

Redécouvrir toutes les possibilités des écrans

Beaucoup de personnes se contentent en effet d’utiliser les écrans pour regarder des séries, des dessins animés ou les réseaux sociaux pour les plus grands. Durant le confinement, de nouvelles possibilités ont aussi vu le jour : visiter un musée virtuellement, regarder un documentaire, voyager grâce à un reportage à l’autre bout du monde, apprendre des langues étrangères ou encore s’initier au yoga.

« L’utilisation des écrans par défaut va être remise en cause par le fait que nous allons y avoir accès à tout moment de la journée. Cette liberté de choix va nous permettre de réaliser que le problème n’est pas celui du temps d’écran, mais celui de la façon dont sont choisis les programmes et dont les enfants, en particulier, sont accompagnés dans leur visionnage », conclut ainsi Dr Benamar. 

Meryem EL BARHRASSI

  


Dans la même rubrique :
< >