Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Endettement : Moody’s attribue une note négative au Maroc


le Dimanche 11 Avril 2021

Dans un mémorandum détaillé, l’agence de notation « Moody’s » a attribué au Maroc une note Ba1 négative, en raison du niveau d’endettement au-dessus de la moyenne.



Endettement : Moody’s attribue une note négative au Maroc
Moddy’s prévoit que la relance de l’économie marocaine se heurtera à plusieurs difficultés à cause du spectre de la dette, incluant les dettes externes et internes, qui menace les finances publiques. L’agence en question s’attend à une stabilisation de la dette publique marocaine à moins de 80% du produit intérieur brut au cours des trois prochaines années. Un pourcentage qui, selon la note explicative de l’agence de notation, impacte fortement le climat des affaires des exportateurs marocains.

A ce titre, Moody’s explique que le profil des émetteurs marocains reflète les défis de crédit croissants, en raison « des niveaux d’endettement supérieurs à la médiane, de l’exposition aux passifs éventuels, des niveaux de production et de richesse relativement faibles, des perspectives de croissance économique post-pandémie modérées et de l’effet de la crise sanitaire sur les secteurs vitaux et les partenaires commerciaux ». La même source évoque également qu’il existe un risque élevé représenté dans les engagements envers les entreprises publiques, dont les dettes représentent plus de 15% du PIB. 

Toutefois, l’agence souligne que le Maroc a stratégiquement réorienté l’économie vers des industries d’exportation à plus forte valeur ajoutée, faisant du Maroc un pôle commercial important entre l’Europe et l’Afrique. D’autant plus que la présence importante et le développement des banques marocaines en Afrique, ouvrent de nombreuses perspectives et augmentent les risques et les opportunités de croissance, explique l’agence

Une revalorisation de la note du Maroc, souligne l’agence Moody’s, « est peu probable à court et à moyen terme, étant donné les perspectives négatives ». « Un changement de la perspective de négatif à stable serait probablement lié à de nouvelles mesures politiques garantissant la stabilisation du ratio de la dette publique et la maîtrise de la dette des entreprises publiques », poursuit l’agence.