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Tribune libre

EAU : Des pas de géant en avant


Rédigé par Salem AlKetbi le Lundi 13 Décembre 2021


EAU : Des pas de géant en avant
Alors que les EAU font leurs premiers pas vers leur deuxième cinquantenaire, ils sont au cœur des événements régionaux et internationaux, dans un mouvement diplomatique agité visant à créer l’environnement dans lequel ils pourront atteindre les objectifs politiques et économiques ambitieux de leur 50e anniversaire.

Nous constatons par exemple que le deuxième principe envisage de « se consacrer pleinement, dans la période à venir, à la construction de l’économie la meilleure et la plus active du monde. » Le développement économique de l’État est l’intérêt national suprême.

Le troisième principe stipule que « la politique étrangère des EAU est un instrument qui sert les objectifs nationaux les plus élevés, principalement les intérêts économiques des EAU. » « L’objectif de la politique est de servir l’économie, et l’objectif de l’économie est d’offrir la meilleure vie possible au peuple émirien. »

Cela montre l’interdépendance entre la politique et l’économie et comment la diplomatie doit atteindre des objectifs économiques. Le développement économique de l’État est l’intérêt national suprême.

« Toute l’attention » au cours de la période à venir sera consacrée à la construction de la meilleure et de la plus active économie du monde.

Le cinquième principe complète l’ensemble : « Les relations de bon voisinage sont la base de la stabilité. » L’environnement géographique, humain et culturel dans lequel vit l’État est la première ligne de défense pour sa sécurité et l’avenir de son développement.

Le développement de relations politiques, économiques et populaires stables et positives avec cet environnement est l’une des principales priorités de la politique étrangère de l’État. Tous ces cadres forment depuis peu un système intégré pour la diplomatie émirienne, ce que certains considèrent comme un objectif visant à « réduire les problèmes à zéro, » tandis que d’autres y voient un effort pour piloter une voie médiane afin d’assurer les intérêts de l’État.

Dans le domaine de l’économie et du développement, les EAU ont récemment adopté une résolution qui amorce leurs démarches en vue de leur deuxième cinquantenaire. Il s’agit d’une résolution sur le nouveau système de travail du gouvernement fédéral. Celle-ci stipule que le temps de travail officiel est de quatre jours et demi par semaine.

Cela signifie que la semaine de travail officielle s’étendra du lundi au vendredi. Il s’agit d’un changement de procédure et d’organisation très important qui a suscité beaucoup d’attention dans les médias internationaux, dans le monde politique, économique et commercial. Elle va au-delà de la question de l’organisation du travail.

Il a des répercussions importantes sur l’orientation de l’économie des Émirats arabes unis et sur leur participation à l’économie mondiale. Cette décision fait des EAU l’un des rares pays du Moyen-Orient à adopter le système de travail occidental, remplaçant ainsi le système en vigueur dans notre région, qui repose sur une semaine de travail commençant le dimanche et se terminant le jeudi.

Cette décision représente sans aucun doute un changement important dans la culture du travail, la compétitivité économique, la promotion du bien-être social et le soutien des indicateurs de bonheur des individus et des familles, les transactions financières, l’économie, les marchés, le tourisme et le commerce au sein du pays.

Les dimensions de cette décision vont au-delà d’un examen superficiel de son impact.

Il s’agit pour les EAU de mettre constamment l’accent sur l’innovation, l’avant-garde et l’excellence dans leurs politiques administratives et réglementaires, afin de maintenir le rythme élevé du changement et du développement grâce à des mesures et des décisions bien conçues, fondées sur une vaste expérience et des études au niveau national.

Depuis leur création le 2 décembre 1971, les Émirats arabes unis sont à l’avant-garde du développement de notre région. Ils s’engagent à renouveler les politiques axées sur le développement dans tous les secteurs afin de saisir toutes les opportunités qui se présentent dans le monde.

Il est remarquable que la concurrence régionale ne fait que stimuler ce pays pour qu’il se développe plus rapidement qu’auparavant. Les EAU adoptent une approche du développement qui diffère de celle de leur environnement régional. Il va donc de soi qu’ils fonctionnent selon des mécanismes et des philosophies de travail différents.

Ce à quoi aspirent les EAU exige des esprits qui voient plus loin que le bout de leur nez et qui cherchent des moyens inhabituels de se développer et d’accroître la compétitivité du pays en ce qui concerne divers indicateurs de développement, de travail et de production.

Cela n’a rien à voir avec l’identité culturelle, religieuse et autres que certains détracteurs aiment mettre en avant lorsqu’ils critiquent une politique ou une orientation gouvernementale.

Un point important à souligner est que le nouveau système de travail aux EAU concilie clairement les coutumes et valeurs religieuses habituelles avec la culture émirienne, d’une part, et les besoins de meilleures possibilités de tirer profit de la participation aux marchés mondiaux, d’autre part.

Ceux qui remettent en question cette décision devraient suivre les réactions des habitants de l’État, des résidents et des citoyens. La décision a été bien accueillie. Les gens sont contents que les week-ends soient étendus à deux jours et demi. Les nouvelles tentatives de brouiller les pistes et de déformer les faits ne tromperont donc personne.

Le nouveau système de travail représente, à mon avis, un système auquel aspirent de nombreux pays arabes et islamiques afin de s’engager dans l’économie mondiale. On craint néanmoins des réactions radicales et des stéréotypes. Toutefois, les EAU ne sont pas accablés par de tels obstacles et freins sans nuance au développement et au progrès.

Les nouveaux jours de fin de semaine critiqués par certains sont appliqués par des pays qui donnent l’exemple que ces critiques devraient suivre.
 


Par Salem AlKetbi
Politologue émirati et ancien candidat au Conseil national fédéral