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Actu Maroc

Crise Libyenne: rencontre entre les factions rivales au Maroc


Rédigé par Anass Machloukh le Dimanche 6 Septembre 2020

Le Maroc continue ses efforts de médiation dans la crise libyenne, des parlementaires représentant les deux camps antagonistes sont attendus, dimanche à Rabat.



Le Maroc va abriter de nouveaux pourparlers entre des représentants du  gouvernement d'union reconnu par les Nations Unies, et ceux du pouvoir du maréchal Khalifa Haftar, selon l’AFP qui l’a appris d’une source diplomatique marocaine.

La même source affirme que les deux délégations vont se rencontrer dans une station balnéaire située au sud de Rabat. Pour autant, "ni le Parlement de Tobrouk ni le Haut Conseil d'Etat, siégeant à Tripoli  n'ont pour l'instant confirmé cette rencontre à cause des réticences liées aux conditions préalables posées de part et d'autre, selon des informations obtenues à Tripoli", souligne l'AFP.

Après plusieurs tentatives de médiation initiées par le Maroc, le président de la Chambre des représentants libyenne Aguila Saleh et le président du Haut conseil d'État libyen, Khaled Al Mechri avaient été reçus séparément fin juillet à Rabat. Ensuite, les parties protagonistes ont annoncé séparément, le 22 août, un cessez-le-feu et la tenue d’ élections.

Le Maroc avaient également abrité l'accord de règlement politique de Skhirat, sous l'égide de l'ONU le 17 décembre 2015 en vertu duquel a été créé le Gouvernement d'union nationale présidé par Fayez al-Sarraj et basé à Tripoli.

Ceci n’a pas épargné le pays de sombrer dans une lutte sanglante opposant le pouvoir reconnu par la communauté internationale et les forces du maréchal Khalifa Haftar. La situation s’est exacerbée par l'interférence des puissances étrangères.

Alors que le Fayez al-Sarraj est soutenu par la Turquie et le Qatar, le général Haftar bénéficie de l'aide de l'Egypte, des Emirats arabes unis et de la Russie. Les principaux pays impliqués dans la crise libyenne se se sont engagés lors d'une rencontre en janvier à Berlin à respecter un embargo onusien sur les armes et à cesser toute ingérence dans les affaires internes du pays.