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International

Covid-19 : Le plus dur serait après


Rédigé par La rédaction le Mercredi 15 Décembre 2021

Des défis "encore plus importants" attendent l'humanité dans l'avenir post-Covid, selon l'OMS.



Après le recul du Covid-19, l’humanité sera obligée de résoudre un tas de problèmes sérieusement aggravés par cette pandémie, selon le directeur général de l’OMS. À l’ouverture d’une conférence globale sur la promotion de la santé, il a aussi appelé à "repenser" la santé comme un "investissement dans notre avenir commun".

L’épidémie du nouveau coronavirus et des défis planétaires qu’elle avait accentués ont été le leitmotiv d’un mot de bienvenue du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, publié le 13 décembre à l’occasion de l’ouverture d’une conférence globale sur la promotion de la santé.

Selon le chef de l’OMS, ces deux dernières années la pandémie a touché toute l’humanité, "perturbant les sociétés et les économies, les vies et les moyens de subsistance".

Le docteur Ghebreyesus met en avant que la pandémie a aggravé les "injustices et inégalités" et que beaucoup de gens ont le sentiment de ne pas contrôler leur santé, faisant face à un "avenir de plus en plus incertain".

Les inégalités en matière de santé font obstacle à l'atteinte des cibles et des objectifs mondiaux et nationaux des programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ont estimé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Une fois la pandémie terminée, demeurent les défis
 
Toutefois, l’ampleur et l’étendue des iniquités en santé demeurent mal documentées et mal comprises, font remarquer l’OMS et le Fonds mondial dans un nouveau rapport.

Tant que ces inégalités ne seront pas caractérisées et que leurs conséquences ne seront pas élucidées, les programmes ne pourront répondre adéquatement aux besoins réels en matière de santé des populations, estiment les deux organisations.

Ainsi, ce rapport, intitulé « State of inequality: HIV, tuberculosis and malaria », aborde systématiquement, pour la première fois, les inégalités dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à l’échelle mondiale.

Fondé sur des données mondiales couvrant 32 indicateurs de santé dans 186 pays, le rapport indique que les indicateurs nationaux du VIH, de la tuberculose et du paludisme se sont améliorés de manière générale au cours de la dernière décennie, mais que les sous-populations les plus pauvres et les moins instruites et les communautés rurales tendent à demeurer sous la moyenne de la plupart des indicateurs du VIH, de la tuberculose et du paludisme.

Tous ces problèmes ne vont pas partir après que la propagation du SARS-CoV-2 aura été maîtrisée, met-il en garde.

"Une fois la pandémie terminée, nous nous retrouverons avec des défis encore plus importants qu’avant son début: pauvreté, faim, inégalités, maladies non transmissibles, changement climatique et plus encore", alerte le directeur général de la principale organisation mondiale dans le domaine de la santé.

L’humanité à la croisée des chemins
 
Le Covid-19 a emmené les sociétés à la "croisée des chemins", poursuit Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, revenir aux mêmes modes de production et de consommation exploitantes, au même mépris pour la planète qui soutient toute vie, au même cycle de panique et de négligence, et à la même politique de division qui a alimenté cette pandémie", affirme-t-il pour relever les défis du futur après-Covid.

Dans ce contexte, le directeur général de l’OMS appelle à regarder la santé comme un "écosystème plus vaste qui englobe des facteurs environnementaux, sociaux, économiques et politiques", à s’aspirer à une "couverture sanitaire universelle" et à "repenser" la valeur de la santé, pas comme un "coût", mais comme un "investissement dans notre avenir commun".

Selon l’organisation, globalement, au 13 décembre 2021, presque 269.5 millions de cas confirmés de Covid-19, dont 5,3 millions de décès, avaient été signalés. Au 12 décembre 2021, un total de 8,2 milliards de doses de vaccin avaient été administrées.


 

 

 

Le seuil des 800.000 morts dépassé aux USA

Les Etats-Unis, officiellement le pays le plus endeuillé par la pandémie, ont dépassé mardi les 800.000 morts du Covid-19, selon le bilan de l'université Johns Hopkins.

Ce chiffre est supérieur à la population d'Etats américains entiers, comme le Dakota du Nord ou l'Alaska.
Environ 450.000 décès ont eu lieu en 2021, malgré des vaccins très efficaces ayant commencé à être autorisés à partir de décembre 2020, et largement disponibles au printemps 2021.

Les Etats-Unis enregistrent actuellement en moyenne 1.150 décès du Covid-19 par jour, selon les chiffres des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

La vaste majorité des décès sont des gens non-vaccinés.

Environ 72% de la population américaine a reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, moins que de nombreux pays, dont la France.

"Alors que nous passons le cap symbolique des 800.000 Américains morts du Covid-19, nous nous souvenons de chaque personne, des vies qu'elles ont vécues, et nous prions pour leurs proches", a souligné le président américain Joe Biden dans un communiqué.

"Je sais ce que c'est que d'avoir une chaise vide autour de la table de la cuisine, particulièrement pendant la saison des fêtes, et mon cœur se fend pour chaque famille qui subit cette douleur", a-t-il ajouté.

Les chefs du Congrès ont respecté mardi soir une minute de silence en l'honneur des vies perdues.