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Actu Maroc

Coronaleaks: enquête sur une fuite de noms de malades


Rédigé par Kenza Aziouzi le Lundi 30 Mars 2020

Une liste de 42 malades du coronavirus circule sur les réseaux sociaux. Le ministère public a décidé d'ouvrir une enquête, tandis qu'une association des droits de l'homme interpelle Khalid Aït Taleb, le ministre de la santé.



khalid Aït Taleb interpellé sur un supposé acte de fuitage
khalid Aït Taleb interpellé sur un supposé acte de fuitage
C'est une liste don la fiabilité n'est pas confirmée, mais dont l'existence même et sa diffusion sur les réseaux sociaux constitue un véritable scandale. La liste en question est celle énumérant les identités de plusieurs personnes supposément atteintes du coronavirus et qui a été partagée durant les dernières 24 heures un nombre incalculable de fois via whatsapp et d'autre plateformes numériques de partage. 

Selon une lettre ouverte adressée au Ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb par la ligue marocaine de défense des droits humains (LMDH) et signée par son président Adil Tchikito, ladite liste concernerait une quarantaine de patients, précisément 42, atteints du coronavirus et originaire de Meknès. Selon cette lettre dont copie est parvenue à l'Opinion, la liste dévoile toutes les coordonnées et données personnelles de ces malades. Ce qui suscite les interrogations de la LMDH quant aux conditions et aux responsabilités de cet acte de fuitage qui constitue "une grave infraction à la loi 131-13 relative à l'exercice de la médecine, la loi cadre 34-09 relative au système de santé, ainsi qu'à la loi 09-08 relative à la protection des données personnelles". 

En attendant les réponses de Khalid Aït Taleb, la cour d'appel de Casablanca a ordonné l'ouverture d’une enquête judiciaire sur la véracité de cette liste. 
L'enquête judiciaire devra aussi déterminer la partie responsable de la fuite de ladite liste, indique, lundi, le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Casablanca, dans un communiqué. L'engagement de cette procédure permettra d'établir s'il s'agit d'une infraction de la loi relative à la diffusion d'informations mensongères, d'une violation du secret professionnel ou d'une atteinte à la vie privée et aux données personnelles.

  


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