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Sport

Bleus : Un chantier, des doutes et des promesses


le Jeudi 10 Septembre 2020

Ce qu’on peut retenir de la rentrée mitigée de septembre de la sélection nationale française



Bleus : Un chantier, des doutes et des promesses
Deux victoires ric-rac et l’arrivée d’un crack, voilà ce que les Bleus de Didier Deschamps vont retenir de la rentrée mitigée de septembre. A neuf mois de l’Euro, le sélectionneur a innové dans le système et les joueurs, avec une fortune diverse.

Système en chantier

«Efficace» au tableau d’affichage en Suède (1-0) et contre la Croatie (4- 2), mais «peut mieux faire» dans le contenu: Olivier Giroud a livré un bulletin de notes lucide, mardi depuis le Stade de France. Attaché aux résultats, mais aussi à la manière, le «père la victoire» Deschamps n’a pas non plus masqué les failles du nouveau système de jeu, en phase de test depuis trois matches.

«C’est le moment pour faire ça. Je préfère avoir les difficultés là que pendant la compétition», a expliqué le sélectionneur, tourné vers le prochain Euro (11 juin-11 juillet 2021). En septembre, il a persisté avec trois défenseurs centraux, deux pistons sur les côtés et Antoine Griezmann en soutien de deux attaquants. Mais la mayonnaise n’a pas trop pris.

«Les trois de l’axe c’est la première fois qu’ils jouent ensemble aussi... Il y a des choses à rectifier, on corrigera», a admis mardi le patron des Bleus, contraint de faire «beaucoup de changements» en raison d’un nombre élevé d’absents (blessés ou touchés par le Covid-19). Côté présents, les jambes n’étaient pas non plus très légères. «Dans ce système, si on est un peu passif, ça permet à l’adversaire de trouver des décalages», a relevé le capitaine Hugo Lloris.

Cadres émoussés et défense bancale

Au-delà du système, la reprise internationale a coïncidé, pour beaucoup, avec la fin des courtes vacances d’été. Olivier Giroud ou Adrien Rabiot par exemple ont ouvert leur saison en Suède, comme Clément Lenglet et Lucas Hernandez face à la Croatie. N’Golo Kanté n’a pas paru gêné par ce timing à Solna, mais ce fut plus difficile d’enchaîner à Saint-Denis. Pour Griezmann, l’inverse s’est produit. «Il avait besoin (d’enchaîner) après le premier match. Avec lui, plus il a de rythme mieux c’est», a noté Deschamps.