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Au Maroc, le nombre de « smigards » peine à baisser


Rédigé par l'Opinion Jeudi 25 Janvier 2024

En 2022, l'analyse des salaires déclarés par l’Observatoire Marocain de la Très petite, Petite et Moyenne entreprise (OMTPME), relève que 44% des salariés touchent moins de 2.800 DH.



Au Maroc, le nombre de « smigards » peine à baisser
En ces temps de crise, la situation du tissu économique national se complique, tout comme celle des salariés. Les conclusions de la quatrième édition du rapport annuel de l’Observatoire mettent en lumière des éléments saillants du paysage économique, notamment le fait qu’en 2022, révélant que 76% des employés ont perçu une rémunération n'excédant pas 4.000 dirhams (DH), tandis que 44% ont touché une rémunération inférieure à 2.800 DH.
« Cette dernière observation peut être attribuée à l'ampleur de l'emploi temporaire et à temps partiel », a expliqué, dans une interview à MAP, Amal Idrissi, directrice de l’OMTPME. 

« Parmi les constats saisissants, la progression significative des dissolutions d'entreprises est particulièrement préoccupante, avec une hausse de 18% par rapport à l'exercice précédent et de 28% par rapport à 2019 », ajouté la responsable, notant que cette tendance soulève des interrogations essentielles quant aux dynamiques économiques sous-jacentes, suscitant une attention particulière de la part des décideurs économiques. 

En vue de renforcer la croissance des TPME au Maroc, les recommandations de l’OMTPME se focalisent sur deux axes majeurs. Tout d'abord, « une approche axée sur l’exploitation des données, en encourageant les pouvoirs publics, les investisseurs et les entreprises à intégrer pleinement les statistiques, les indicateurs et les analyses fournis par l'Observatoire », a-t-elle fait savoir.

Et d'expliquer que le recours à des stratégies « Data Driven », largement adoptées dans les pays développés ou émergents, permettrait de prendre des décisions plus informées et en meilleure adéquation avec la réalité économique de ce segment d'entreprises.

Le deuxième axe serait d’évaluer l'impact des politiques et des programmes, favorisant ainsi un processus d'amélioration continue. Pour ce qui est du rôle de l'écosystème des TPME au Maroc en tant que moteur clé de croissance économique et d'innovation, Mme Idrissi a noté que ces entreprises jouent un rôle vital dans la création d'emplois, la diversification et l’inclusion économique.
« Notre rôle est de fournir des outils d’aide à la décision qui permettent aux TPME elles-mêmes de mieux comprendre leur positionnement sur le marché, d’identifier leurs forces et faiblesses, et de prendre des décisions éclairées pour leur développement », a soutenu la directrice de l’Observatoire.



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