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Art'gan Days : le premier musée de l’Arganier au Maroc ouvre ses portes (images)


Rédigé par la rédaction le Vendredi 6 Mai 2022

A quelques encablures de la baie de Taghazout, à flanc de montagne, un musée d’arganier ouvre ses portes à quelques jours de la journée internationale de l’Arganier, décrétée l’année dernière par l’Organisation des Nations Unies et célébrée le 10 Mai de chaque année.



Inauguré lors des Art’gan Days, ce musée, partie intégrante du Centre Targant, se veut un espace dédié à la découverte de tout l’écosystème dont évolue l’Arganier, aujourd’hui reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale du développement résilient et durable. Un musée moderne, mariant nouvelles technologies et art plastique, qui fait plonger les visiteurs dans le monde de l’Arganier en diffusant des expositions sur des écrans de télévision et des tablettes dans un but de compréhension globale de cette espèce. Des maquettes classiques et hologrammes sont également présents dans le panorama pour montrer la cartographie de l’Arganier dans les régions du Sud du Royaume.

C’est dire que le musée essaie d’introduire le public dans la fonction écologique vitale de la forêt, en décortiquant l’univers botanique fascinant de cet arbre, dont le secteur contribue largement à la mise en oeuvre des 17 objectifs de l’agenda 2030 et la réalisation du développement durable dans ses trois dimensions : économique, sociale et environnementale. Cette «vitrine» de l’Arganier permet également d’exposer les multiples usages que les Marocains ont faits de cette espèce, ainsi que le rôle prépondérant de la femme dans sa préservation, mais également et surtout la transmission du savoir-faire lié à son traitement. Il s’agit également de lister les défis qui entourent l’Arganier et son écosystème, tout en donnant le micro aux populations locales qui expriment leurs espérances quant à l’avenir de cet arbre.

Il a fallu deux ans de travail pour réaliser ce musée, nous confie Ahmed Ghazali, Muséologue chargé de la conception de ce dernier. «Durant la première année, nous avons effectué un grand travail de documentation», ajoute notre interlocuteur, expliquant qu’il fallait aller à la rencontre des populations locales, pour comprendre le processus du traitement de l’arganier.

«Le musée traite des quatre écosystèmes de l’arganier. Nous sommes ainsi allés à Tiznit, Guelmim et tout le Sahara ; puis à l’anti-Atlas et au Haut Atlas, sans oublier Essaouira. Nous avons donc cherché les données, mais aussi l’inspiration », ajoute le muséologue, notant que la deuxième année était surtout dédiée à la réalisation de films, installation des décors, etc.

S’agissant de la touche technologique, Ahmed Ghazali, nous explique qu’il ne voulait pas d’un musée «ennuyeux». «On a travaillé sur le paramètre de l’attractivité pour accrocher le public en jouant sur les hologrammes, les vidéos hall, les jeux interactifs, la décoration tantôt jeune, tantôt classique. Car aujourd’hui ce n’est plus suffisant d’informer, l’enjeu est créer de l’émotion et tel est l’objectif de ce musée», conclut notre interlocuteur.

Le Musée de l’Arganier aurait nécessité une enveloppe budgétaire de 20 MDH, soit les deux tiers du budget total du Centre Targant. Un investissement qui entre dans le cadre des engagements de la Société d’Aménagement et de Promotion de la Station de Taghazout (SAPST) en matière de RSE et de préservation du patrimoine immatériel. Ce Centre ainsi que son Musée seront mis gracieusement à la disposition de la Fondation du Sud pour la partie exploitation et gestion opérationnelle.