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Conso & Bien-Être

Allergie ou coronavirus, comment distinguer les symptômes ?


Rédigé par Meryem EL BARHRASSI le Vendredi 24 Avril 2020

Nez qui coule, toux sèche… En pleine période d’allergies et d’épidémie de Coronavirus, autant de symptômes qui pourraient être confondus avec ceux du Covid-19.



Allergie ou coronavirus, comment distinguer les symptômes ?
Le printemps est là. Et comme chaque année, il amène avec lui son lot de désagréments. Une saison redoutée par les allergiques aux pollens (d’arbres et de graminées) qui voient revenir le trio de symptômes habituel : rhinite, conjonctivite et asthme allergique.

Platanes, bouleaux, chênes… Nous sommes en pleine saison des pollens, les allergiques l’ont bien senti. Mais certains ont peur de confondre les symptômes de ces allergies, avec ceux du Coronavirus. Ces symptômes sont facilement distinguables : « Dans l’allergie, il n’y a pas de température, pas de tableau infectieux, pas de fièvre, pas de frissons et généralement les patients n’ont pas non plus de fatigue intense, ni de perte d’odorat comme cela a été signalé dans le Covid-19 », précise Fatimazzahra Sqalli, pneumologue.

Le Coronavirus donne généralement de la fièvre, même si la prise de médicaments, comme du Doliprane, ou de la cortisone, peut masquer ce symptôme principal du Covid-19. Un signe peut être pris particulièrement au sérieux : « En cas d’essoufflement inhabituel, il faut consulter », indique la spécialiste.

Allergie ou Coronavirus : quelles différences ?

La toux sèche ou les problèmes respiratoires liés à l’asthme sont effectivement assez semblables à ceux des premiers symptômes de l’infection au Covid19. « J’ai beaucoup de patients qui s’inquiètent d’avoir attrapé le virus, dès qu’ils se mettent à tousser ou qu’ils ont des troubles respiratoires. Ce qui fait la part des choses, c’est le syndrome grippale (douleurs, courbatures) et la présence de fièvre », souligne Dr. Sqalli. « La fièvre est témoin d’une infection, l’allergie provoque une fatigue mais jamais de fièvre ni de douleurs musculaires », ajoute la pneumologue.

Rhinites allergiques

Régulièrement au printemps, c’est le retour des rhinites allergiques (nez bouché, les yeux qui grattent...) et parfois chez certaines personnes asthmatiques allergiques, il peut y avoir un asthme qui va moins bien, avec une toux et l’apparition de crises d’asthme, souligne Dr. Sqalli.

« Il faut prendre son traitement anti-allergie pour soulager les symptômes liés à l’exposition aux pollens, avec pour les asthmes allergiques, son traitement de fond (corticoïdes inhalés...), rappelle la pneumologue. S’il y a des signes inhabituels, il faut contacter son médecin, téléconsulter.

Avec le confinement, rester chez soi protège-t-il des allergies ?

Avec le confinement, certaines personnes allergiques peuvent avoir tendance à fermer les fenêtres et éviter de se promener sur leur balcon ou dans leur jardin si elles en ont un. Au contraire, il faut aérer sa maison car les espaces confinés et peu ou pas aérés ont tendance à concentrer des polluants facteurs d’irritation des voies respiratoires supérieures ou à aggraver les risques d’infections. Mais attention : « ouvrez plutôt vos fenêtres avant le lever et après le coucher du soleil, moments de la journée où la quantité de pollens dans l’air est plus faible », alerte Dr. Sqalli.

Adopter les bons gestes

Pour passer cette phase difficile et limiter son exposition aux pollens, il faut également avoir les bons réflexes. « En période de confinement, il faut plus que jamais aérer suffisamment votre logement », insiste Dr. Sqalli. « Cela permet de renouveler l’oxygène et aussi d’éliminer les allergènes de l’environnement intérieur : poussière, acariens, poils d’animaux, spores de moisissures… Vous devez aérer votre logement 10 à 15 minutes : le matin avant 10 heures et le soir après 16 heures pour éviter les heures où les particules de pollens sont les plus nombreuses dans l’air».

À la maison, mieux vaut éviter de s’exposer à des substances irritantes comme le tabac, les produits d’entretien, les parfums d’intérieur ou encore les encens qui peuvent accentuer la sensibilité. Il est aussi préconisé de ne pas faire sécher son linge en extérieur car les pollens ont tendance à se déposer sur le tissu humide. Enfin, se rincer les cheveux le soir avant d’aller se coucher permet de passer une bonne nuit en limitant la quantité d’allergènes avec laquelle on est en contact, rappelle la pneumologue.

Meryem EL BARHRASSI

  


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