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Environnement

Aires protégées : Les parcs nationaux sous la loupe de la Cour des Comptes


Rédigé par la rédaction le Samedi 25 Juillet 2020



Aires protégées : Les parcs nationaux sous la loupe de la Cour des Comptes
Dans son rapport d’évaluation de la gestion des parcs nationaux, la Cour des comptes souligne les efforts déployés en matière de préservation de la biodiversité au Maroc tout en pointant un certain nombre d’insuffisances. Les superficies couvertes en tant qu’aires protégées au Maroc sont « loin d’atteindre les objectifs du plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 pour la planète qui visent à porter en 2020, les superficies des aires protégées terrestres et marines respectivement à 17% et 10% des superficies des pays », considère la Cour des comptes. Les parcs nationaux ont connu un processus législatif « lent et incomplet », relève par ailleurs la Cour des comptes, notant que le premier texte sur les aires protégées remonte à 1934 avec le Dahir relatif aux parcs nationaux. « Ce texte n’a été amendé qu’en 2010, par la loi n°22-07 relative aux aires protégées, mais le décret d’application y afférent n’a pas encore vu le jour, entravant ainsi la mise en application effective de cette loi », déplore la Cour.

Concernant la gestion des infractions environnementales commises au sein des parcs et des aires protégées d’une manière générale « l’intervention des agents verbalisateurs demeure limitée », constate la même source, ajoutant que le statut foncier des terrains abritant les parcs « constitue aussi un frein aux actions de conservation au sein de la majorité des parcs nationaux ». La Cour des comptes note que les aspects naturels de certains parcs sont « négativement impactés, entrainant des changements irréversibles », en citant l’exemple du parc national d’Ifrane « où l’orientation des agriculteurs propriétaires de terrains au sein du parc à une agriculture moderne a été constatée », altérant ainsi l’aspect naturel du parc. Les plans d’aménagement et de gestion « souffrent de retards dans leur élaboration et leur mise à jour », d’autant plus que ces plans, lorsqu’ils sont élaborés, demeurent sous-exploités, et « ne sont pas déclinés en plans d’action annuels accompagnés des indicateurs de mesures des résultats », poursuit le communiqué. « Les parcs nationaux ne sont pas tous gérés par des directions dédiées et les directions qui existent ne disposent pas d’attributions décisionnelles », relève la même source. La Cour des comptes indique que la valorisation des parcs nationaux est confrontée à une « gestion limitée » en matière des accessibilités, à une « sous-exploitation des écomusées qui sont peu attractifs et ne valorisant pas les richesses des parcs concernés, ainsi qu’aux limites au niveau de la signalétique ».