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Actu Maroc

Agents de Sécurité : l’Istiqlal plaide pour une revalorisation des salaires minimums


Rédigé par Anass Machloukh le Lundi 11 Avril 2022

Face à la situation difficile que vivent les agents de sécurité, dont plusieurs sont privés de leurs droits sociaux, une réponse de l’Etat est de plus en plus indispensable pour faire respecter la loi. Une demande réitérée par le groupe istiqlalien à la Chambre des représentants. Les députés isitiqlaliens ont appelé à revoir également les salaires de cette catégorie qui travaille dans des conditions difficiles. Détails.




Être agent de sécurité au Maroc, ça ne gagne pas de blé. Une formule devenue courante et qui reflète la conviction de nos concitoyens de la misère que vivent les employés de la sécurité privée. Salaires dérisoires, privation des droits sociaux, non-déclaration à la Sécurité sociale et conditions pénibles de travail, la situation des « vigiles privés » est lamentable et tout le monde en est conscient. Souvent débattu aussi bien dans les médias que dans les assemblées élues, cette question s’est invitée au Parlement lors de la séance hebdomadaire consacrée aux questions orales au gouvernement. Le groupe istiqlalien pour l’Unité et l’Égalitarisme l’a inscrit à l’ordre du jour. Interrogé sur la souffrance des agents de sécurité dont plusieurs sont privés de leurs droits sociaux, le ministre de tutelle, Youness Sekkouri a tenu à rassurer les députés que son département reste mobilisé pour garantir les droits des travailleurs tels que stipulés dans le code du travail. Le ministre a fait valoir que le renforcement de l’inspection du travail est important dans ce sens.
 
Tout en louant le fait que le gouvernement ait suffisamment pris conscience de l’ampleur, les députés istiqlaliens ont insisté sur la nécessité d’une intervention gouvernementale au plus haut niveau pour régler à la racine ce problème qui dure depuis des années et qui exacerbe la souffrance des travailleurs, dont plusieurs voient leurs droits aliénés. Pour ce faire, le député, Mustapha Chentouf, a indiqué qu’il faut du courage pour s’attaquer aux pratiques frauduleuses et régler la situation des agents de sécurité qui ne fait pas honneur à notre pays. Ainsi, les députés du Parti de la Balance jugent indispensable que le gouvernement donne plus d’attention à ce secteur qui emploie de nombreuses personnes. Selon les estimations de l'association interprofessionnelle de la sécurité privée (AISP), ce secteur emploie plus de 130.000 agents. En pleine expansion, le secteur compte 1400 entreprises avec une valeur d’activité estimée à six milliards de dirhams.
 
Afin de lutter contre la contrefaçon et la fraude sociale, le groupe istiqlalien a plaidé pour l’application stricte et de façon implacable des dispositions du Code du travail. Seul le respect de loi par un contrôle renforcé peut faire la différence et rendre justice aux employés mal payés et victimes d’abus de la part de leurs employeurs. Aussi est-il indispensable de réviser le salaire minimum pour cette catégorie qui travaille dans des conditions difficiles sans être rémunérée correctement.
 
En effet, en moyenne, les agents de sécurité perçoivent un salaire mensuel de 2300 dirhams pour 12 heures de travail par jour, six jours sur sept.