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Affaire Adnane : la Cour de Cassation s'apprête à dire son dernier mot


Rédigé par Anass Machloukh le Mardi 4 Janvier 2022

Après le jugement rendu par la Cour d’appel de Tanger qui a condamné le meurtrier d’Adnane à la peine de mort, l’affaire a été dévolue à la Cour de Cassation qui s’apprête à rendre son jugement. Le procès aura lieu mercredi.



Siège de la Cour de Cassation à Rabat
Siège de la Cour de Cassation à Rabat
L'affaire du meurtre d’Adnan n’est pas terminée, après le jugement rendu par la Cour d’appel de Tanger qui a condamné l’accusé à la peine capitale, la partie de la défense a fait un pourvoi en cassation. Le procès aura lieu mercredi 5 janvier à la Cour de Cassation de Rabat, apprend-t-on de sources proches de la famille de la victime. Cette information nous a été confirmée par l’avocat de la partie civile, Bouchouf Madani.

 Selon Me Madani, le pourvoi en cassation a été fait à la demande de la défense et également par l’Association marocaine des droits de l’Homme. “Il est probable que la Cour rende son jugement demain pour clore définitivement ce dossier, nous sommes, pour notre part, optimistes”, nous indique notre interlocuteur. 

Il s’agit d’un nouveau rebondissement de l’affaire qui a bouleversé l’opinion publique, tant le crime fut atroce. La famille de la victime fait confiance aux magistrats de la Cour de Cassation pour confirmer le verdict de la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tanger.  Celle-ci avait confirmé, dans un verdict prononcé le 7 avril dernier, la condamnation à la peine de mort de l’auteur du meurtre, prononcée par la Tribunal de première instance. 

L’instruction judiciaire avait fini par prouver la culpabilité de l'accusé, âgé de 24 ans, qui a enlevé, le 7 septembre 2020, l’enfant de neuf ans, avant de le violer et de l’assassiner de façon monstrueuse. L’acte d’accusation comporte plusieurs crimes à savoir “tromperie sur mineur, enlèvement, séquestration, viol, attentat à la pudeur avec violence accompagnée d’une demande de rançon, meurtre prémédité par strangulation, mutilation, dissimulation et enterrement d’un cadavre”. L’enlèvement des mineurs est puni de mort si la victime est décédée, selon l’article 474  du Code pénal. En effet, les faits ne peuvent plus être discutés devant la Cour de cassation qui examine uniquement  la conformité du jugement de la Cour d’appel à la loi.

L’enquête avait également révélé la complicité des colocataires de l’auteur du crime. Ces derniers n’ont pas dénoncé ce crime auprès de la police. Ceci leur a valu quatre mois de prison ferme, peine assortie d’une amende de 1000 dirhams.  








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