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Sport

Une responsabilité partagée

Athlétisme


Rédigé par Abderrahmane KITABRI le Jeudi 12 Mars 2020

Le Maroc sur la liste noire de l’UIA



Une responsabilité partagée

Le Maroc sur la liste noire :

Le Maroc vient de rejoindre la liste noire de l’athlétisme mondial. Il a pour voisin les Bahreïn, Belarus, Kenya, et l’Ukraine. Les fédérations nationales sont classées chaque année par l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme en trois catégories (A, B et C), selon le niveau de risque de niveau de dopage. La catégorie A présentant le risque le plus élevé, celle que l’athlétisme national vient d’intégrer à cause de certains de ses athlètes.

«Malgré les efforts importants de la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme pour mettre en place un programme national antidopage approprié, un certain nombre de problèmes persistent.

La menace du dopage au Maroc reste ainsi aiguë et l’AIU considère que plus d’efforts doivent être fournis», peut-on lire dans le communiqué de l’UAI annonçant la mauvaise nouvelle.

La responsabilité des athlètes :

La recherche d’une promotion sociale rapide et la méconnaissance, voire l’ignorance, sont les raisons qui pourraient expliquer cette frénésie des athlètes marocains vers le dopage. Nos athlètes sont des professionnels par nécéssité et non pas par choix. Dans un pays où des diplômés souffrent pour trouver un emploi, ce sera encore plus dur pour des non- diplômés et des déscolarisés très tôt. Le sport est devenu le moyen le plus recherché comme ascenseur de la promotion sociale.

Nos athlètes sont pressés d’arriver. Ils ne veulent plus ni utiliser les escaliers ni respecter la méritocratie. Ils ne veulent ou ne peuvent plus accepter les limites de leur corps. Ils ont alors volontairement recours à des substances ou méthodes interdites afin d’accéder au paradis des performances synonyme de retombées financières lesquelles synonymes de « réussites »sociales.

Ils ne veulent plus s’entraîner dur et se préparer consciencieusement à leurs compétitions.

Ils courent derrière un succès qui n’est pas au rendez-vous. Ils voient alors le dopage comme l’unique solution à leur promotion sociale avant leur performance sportive. Dès lors, ils recourent à des moyens de tenir physiquement.

Ils se mettent sous la pression de vouloir « gagner » à tout prix. Ils se font mal physiquement et font mal à l’image du pays. Du statut des honneurs, le Maroc, à cause de la multiplication des cas de dopage, est passé à la déchéance. Il est désormais classé parmi les tricheurs.

Abderrahmane KITABRI

  


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