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Santé : Les internes et résidents dénoncent la rupture du dialogue et alertent sur des mois d’impayés


Rédigé par L'Opinion Mercredi 7 Janvier 2026

La commission nationale des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes internes et résidents a dénoncé, dans un communiqué rendu public ce mercredi, la « fermeture unilatérale » du dialogue par le ministère de la Santé, qualifiant cette décision d’« incompréhensible » et de « manque de responsabilité ».



Selon la commission, cette rupture de communication intervient dans un contexte jugé « particulièrement sensible », alors que les professionnels du secteur poursuivent leurs efforts pour améliorer la qualité des services de santé, tout en défendant leurs droits et acquis. L’instance insiste sur le fait que seul un dialogue « sérieux et responsable », assorti de l’association effective des représentants des internes et résidents à l’élaboration des décrets les concernant, est à même de résoudre les dossiers en suspens et d’assurer la réussite des réformes engagées.
 
Dans son communiqué, la commission affirme que des centaines d’internes et de résidents, à travers le Royaume, n’ont toujours pas perçu leurs indemnités et compensations de missions depuis plus de dix mois, les plaçant dans une situation de « précarité sociale extrême ». Elle fait également état d’un climat de tension et d’incertitude parmi les internes, en raison de l’absence de calendrier clair concernant les changements envisagés par le ministère et du manque de garanties quant à la préservation des acquis.
 
La commission pointe par ailleurs les retards récurrents dans le versement des indemnités de garde, parfois sur des périodes pouvant atteindre deux ans dans certains centres hospitaliers, y voyant un « échec administratif » aggravant les conditions de travail des internes et résidents.
 
Pour l’instance représentative, l’accumulation de ces dysfonctionnements résulte principalement de l’absence de mécanismes de communication efficaces et d’un manque de volonté réelle de la part du ministère pour trouver des solutions, dénonçant une politique de « l’oreille sourde » jugée préjudiciable aux intérêts des citoyens et du pays.
 
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue, la commission se dit pleinement disposée à reprendre les discussions et appelle les associations locales à tenir des assemblées générales en urgence afin d’examiner la situation actuelle et d’envisager des formes de mobilisation plus poussées.







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