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Sport

Participation marocaine au Mondial : Le Maroc brille au Mexique-1986, force l’admiration en France-1998


Rédigé par L'Opinion le Lundi 7 Novembre 2022

La sélection marocaine de football a signé sa première participation au Mondial en 1970 au Mexique, soit quinze ans après la création de la Fédération Royale Marocaine de Football.



A la faveur de cette qualification, les Lions de l’Atlas ont été la deuxième sélection arabe à atteindre le mondial après l’Egypte en 1934 en Italie.

Le Maroc avait empoché un seul point lors de cette participation inaugurale après trois matches disputés contre l’Allemagne de l’Ouest, la Pérou et la Bulgarie. Après cette première qualification, le Maroc n’a pas réussi à atteindre la phase finale des éditions suivantes et dû attendre jusqu’en 1986 (Mexique) où il a signé la meilleure participation de son histoire à la grand-messe du football mondial. Emmenée par une génération en or, à l’image de Mohammed Timoumi, Abderrazzak Khayri, Aziz Bouderbala et Krimou, l’équipe nationale a déjoué les pronostics et atteint le deuxième tour du tournoi. Lors de la phase de groupes, les coéquipiers de Baddou Zaki avaient fait match nul face à la Pologne et l’Angleterre avant de battre le Portugal (3-1).

Au deuxième tour, la sélection marocaine avait été éliminée difficilement par le futur finaliste malheureux, l’Allemagne de l’Ouest (1-0).

La pire participation de l’équipe nationale au mondial a été en 1994 aux Etats Unis d’Amérique, où le Onze national avait été battu par la Belgique (1-0), l’Arabie Saoudite (2-1) et les Pays-bas (2-1). En 1998, le Maroc a réussi à embellir son image et créer la sensation lors du mondial français en faisant match nul d’entrée face à la Norvège (2-2), grâce à des réalisations de Mustapha Hajji et Abdeljalil Hada (Camacho).

Les Lions de l’Atlas se sont inclinés logiquement, par la suite, face au Brésil, finaliste malheureux, sur le score de 3 buts 0, avant de l’emporter haut la main (3-0) face à l’Ecosse. La défaite de la Seleçao, à la surprise générale, contre la Norvège lors de la dernière journée a permis aux deux pays d’accéder au prochain tour, après un «complot» décrié par le monde entier, alors que les Lions de l’Atlas sont sortis la tête haute de ce mondial.

Après une absence de 20 ans, la sélection marocaine, sous la houlette de l’entraineur français Hervé Renard, s’est qualifiée pour le Mondial Russie-2018. Les Lions de l’Atlas n’ont pas été épargnés par le tirage au sort qui les a placés dans une poule comprenant l’Espagne, le Portugal et l’Iran. Les coéquipiers de Mehdi Benatia ont rendu une bonne copie face à l’Iran avant de s’incliner dans les derniers souffles de la rencontre avec un but contre son camp signé Aziz Bouhaddouz.

Lors de la deuxième journée, les Lions de l’Atlas ont sorti le grand jeu face au Portugal, qui finira par l’emporter sur le score étriqué de 1-0, grâce à sa star Cristiano Ronaldo. L’équipe nationale étant déjà éliminée, a joué sans complexe face à l’Espagne, qu’elle a failli battre avant de faire match nul (2-2) et quitter le tournoi avec un seul point à son compteur. Et voilà le Maroc présent à l’édition suivante, Qatar-2022, qu’il a atteint après sa victoire sur la RD Congo par 4 buts à 1 en barrage retour, à Casablanca. Reste à savoir quelle prestation rendront les hommes du nouveau sélectionneur national Walid Regragui qui évolueront dans une poule constituée de la Belgique, du Canada et de la Croatie.

 

Portrait


La difficile mission de Regragui
 
Une mission difficile attend le nouveau sélectionneur du Maroc, Walid Regragui: trouver des repères après seulement trois mois en poste, et faire oublier Vahid Halilhodzic, évincé juste avant le Mondial-2022. Son objectif ? Que les Lions de l’Atlas atteignent le premier quart de finale de leur histoire au Mondial.

Auréolé d’une saison flamboyante à la tête du Wydad Casablanca (WAC), champion d’Afrique et du Maroc en titre, l’expérimenté sélectionneur tentera d’insuffler une dynamique similaire à l’équipe nationale. «C’est une opportunité extraordinaire pour un ex-joueur comme moi, qui a porté le maillot de la sélection plus d’une quarantaine de fois», a déclaré Walid Regragui dans un entretien diffusé par Canal+, se disant prêt «à relever le challenge».

Le défi est de taille mais le pugnace quadragénaire au crâne chauve est réputé pour sa forte personnalité, sa ténacité et une mentalité de gagnant. Il est le premier entraîneur national marocain depuis 2016, succédant au Franco-bosnien Halilhodzic (2019-2022) et au Français Hervé Renard (2016-2019). Son arrivée fin août a permis le retour de la star Hakim Ziyech (Chelsea) qui avait annoncé précédemment sa retraite internationale sur fond de brouille avec «coach Vahid».

«C’est un joueur qui aime son pays et il l’a prouvé dès ses débuts en choisissant de défendre les couleurs du Maroc», a justifié le nouveau coach marocain il y a quelques semaines. «Je préfère des joueurs qui ont du caractère. Avec des moutons, vous ne pouvez rien gagner, il faut des lions». Après avoir fait ses premières armes en tant qu’entraîneur du Fath Union Sport (FUS) entre 2014 et 2020, le club de Rabat qu’il mène à son premier titre national en 2016, Regragui passe pendant quelques mois par le club qatari Al-Duhail avant de rejoindre le Wydad Casablanca il y a un an.

Depuis, l’ex-défenseur marocain a réussi à empocher avec le Wydad la dernière Ligue des champions d’Afrique (CAF), aux dépens du grand rival égyptien Al-Ahly (2-0), et à conserver sa couronne de champion du Maroc en 2022. Né à Corbeil-Essonne, en banlieue parisienne, de parents originaires de Fnideq (nord du Maroc), il a commencé sa carrière sportive sur le tard, en 1998 avec le Racing Club de France (RCF), alors en National.

Parallèlement, il a tenu à réaliser le rêve de son père en décrochant un diplôme universitaire en sciences économiques et sociales. Il s’illustre ensuite à Toulouse (1999-2001) puis Ajaccio (2001-2004). Ses performances lui valent d’être appelé en sélection nationale marocaine avec laquelle il disputera 45 matches et une finale de la Coupe d’Afrique en 2004, perdue contre la Tunisie.

Après cette CAN remarquée, l’élégant arrière droit rejoint durant deux saisons le Racing de Santander, en Espagne, avant de retourner en France pour évoluer à Dijon et Grenoble puis de raccrocher les crampons.
 








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