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Monde

OMPI : 3.405 plaintes déposées en dix mois

Cyberattaques


Rédigé par la rédaction le Jeudi 3 Décembre 2020

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a indiqué, lundi 30 novembre, que la crise sanitaire soulève de nouveaux défis relatifs aux litiges liés aux cyberattaques.



OMPI : 3.405 plaintes déposées en dix mois
Selon l’OMPI, basée à Genève, la pandémie du nouveau Coronavirus a entraîné « une recrudescence du nombre de litiges pour cybersquattage » soumis à son Centre d’arbitrage et de médiation. Elle a traité, sur la période de janvier à octobre 2020, 3.405 plaintes, soit une augmentation de 11% par rapport à la même période de l’année précédente, a indiqué l’organisation. Ainsi, le Centre a enregistré sa 50.000ème plainte pour cybersquattage. Avec force détails, ce cybersquattage est une pratique qui consiste à déposer un nom de domaine qui contient le nom d’une marque connue pour s’assurer un trafic illégitime.

« Avec un nombre croissant de personnes passant davantage de temps en ligne durant la pandémie, les cybersquatteurs trouvent un environnement qui leur est de plus en plus favorable », a déclaré Erik Wilbers, Directeur du Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI, soulignant que « les titulaires de droits augmentent la protection de leurs marques sur Internet à mesure qu’ils intensifient la commercialisation et la vente en ligne ».

Augmentation du nombre de noms de domaine enregistrés
D’après l’organisation, il s’agit d’un «cap important » qui couronne deux décennies d’activité en faveur des consommateurs, garantissant aux internautes la possibilité de trouver facilement des sites authentiques pour leurs marques préférées. Des litiges qui ont porté sur près de 91.000 noms de domaine et impliquent des parties dans plus de 180 pays. 

Avec une situation de télétravail généralisée dans le monde entier, les entreprises et les consommateurs dépendent largement d’Internet, que ce soit pour travailler, faire des achats en ligne ou pour s’informer de la manière de se protéger dans la situation actuelle. De nombreux services d’enregistrement des noms de domaine ont fait état d’une augmentation dans l’enregistrement de ces derniers. Ceux-ci peuvent être destinés à des sites d’information ou d’actualités, voire à de nouveaux sites commerciaux, mais comme les plateformes de médias sociaux, ils sont également utilisés pour diffuser de fausses informations et se livrer à des activités illégales et frauduleuses. 

Quand une pandémie devient une niche de cybercriminels
Les mesures de quarantaine ont forcé les entreprises à opter pour le télétravail, d’où la multiplication des attaques cybernétiques au Maroc. Ces dernières s’appuient, généralement, sur l’ouverture de services Remote Desktop Protocol (RDP) profitant aux attaques traditionnelles et aux ransomwares. C’est, en effet, le constat fait par un ensemble d’experts en sécurité informatique lors de la 4ème édition des Annuelles de la Cybersécurité, organisée en novembre dernier par le leader mondial de la protection Endpoint en cybersécurité (ESET), et la Chambre de Commerce Internationale-Maroc. En plus de la mise en lumière des risques liés à la transformation numérique et le télétravail, cette rencontre a fait sortir que seulement 5% des dossiers contenant des données sont bien protégés, tandis que, selon un rapport publié en juillet dernier, 13,5 millions de cyberattaques ont été enregistrées au Maroc lors de cette année. Un chiffre qui prouve, à la fois, le déficit existant en matière de professionnels de la cybersécurité, et du manque de prise de conscience vis-à-vis des dangers qu’elle représente. 

  


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